| Novembre 2009 | ||||||||||
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Mais je reste marginal,
Dans le brouhaha des existences,
Les destins s’agitent puis meurent en silence.
La voie est tracée, sur le bas côté je roule, et à la marge, j’inhale.
Mes rêves sphériques s’effritent…
Le navire délire car la barre a cramé,
J’illusionne un cap et le monde continue de ramer.
Sous les rayons d’une étoile verte, ailleurs, j’habite.
Les jambes embrumées, j’ai hanté une vie qui hésite,
Parmi les spectres des succès oubliés et des rendez vous ratés.
Ils restent tous tétanisés par leurs piètres tentatives de témérité.
Qu’on le sache : fuir n’a jamais été l’apanage des lâches.
Chaque coup de hasch sur cette rage revêche, demande du panache.
Partir est héroïque, je n'ai de cesse de le ressasser, mais le sais-je assez?
Alors je me fonds dans les volutes vaporeuses des vallées violacées.
Je reste marginal, sous les rayons d’une étoile verte, ailleurs, j’habite.
Dansons la carmagnole
Le feu me lèche les pieds
Quel est cet endroit ?
D’ici rien ne revient
Le jugement est arrivé
Danse avec moi
Danse avec moi
Achèves-moi
Pose ton mortel baiser sur mon cou
Laisses-moi sentir ton haleine sur ma peau
Prends-moi dans tes bras
Dansons le tango
Danse avec moi
D’ami devenons amants
Susurres-moi ton venin à l’oreille
Soyons ensemble
Apprenons à nous connaitre mieux
Dansons la valse
Danse avec moi
Je serais ta victime, tu seras mon bourreau
Observe-moi, jauge-moi
Je t’ai toujours supposé
Apprécions-nous à distance
Dansons le quadrille
en écho à la mélancolie de mon amie
Mélancolie, ma désirable amie
Indolente et voluptueuse compagne
Promène tes lèvres le long de ma campagne,
récolte y le vin qui étanchera ton infamie
Je t'offre mes veines, mon poult, je t'offre mes sens.
Patiente et prélasse toi Ô inhumaine,
Rugi de plaisir, lovée à l'ombre de ma fontaine.
Avant que le ciel ne retrouve sa robe incandescente,
Je te contemple ma belle, mon ultime passion
Plane au dessus de moi et libère de ton baiser
Ton amant propiatoire, las d'être prisonnier,
D'une farandole folle vers un funeste horizon
Laisse-moi, tant que j'agonise; admirer ton sourire cramoisi
De bête rassasiée, dégoulinant de ma vie.
Lorsque tes crocs déchireront le voile de la nuit,
que leur éclat m'escorte tandis que mon âme refroidi..Un texte de ma chère amie Armelle, joueuse de plume occasionnelle, mais comme toute chose rare, ses écrits sont précieux
Douce mélancolie
Ma douce amie
Charmante mélancolie
Patiente infamie
Tu grandi
Je faibli
Je cours contre le temps
Tu vole comme le vent
M’as-tu rattrapé, digéré, recraché ?
T’ai-je tant aimé, puis me suis sacrifié
Charmeuse, enjôleuse, venimeuse
Et moi rêveuse, rendu paresseuse
Sirène de la nuit, confesseuse et cajoleuse nocturne
L’ombre de moi-même tente (à regret) la farce diurne
Ils disent : « Les vampires ne se nourrissent que de sang »
Je suis lasse…Du sang ?
Demain est une hypothèse,
Funambule à flanc de falaise.
Il suffirait d’un soupir,
Pour faire du futur un souvenir.
Démence et peut-être. Approximative prouesse,
Illusionniste, en habits de promesses.
Ersatz d’une catin obsolète,
Pas plus qu’une breloque achetée à la sauvette.
Démon d’une implacable théorie,
Chien savant, frappé d’hystérie.
Il est euphorie, improbable et malhabile,
Rien d’autre, ou juste évidence versatile.
Demain est une hypothèse,
Funambule à flanc de falaise.
Il suffit d’un soupir,
Pour que futur soit souvenirChâtelet,
air de marbre,
quai de la ligne A
RER vers l’ailleurs, pour revenir. Là bas.
Un saxophone en madeleine rappelle au voyage,
la grive d’outre tombe plane dans le Blues du paysage.
Ces rails ne mènent nulle part :
le futur est un souvenir…
Le Temps !
voilà l’ennemi.
Le néant réconforte quand le pire est avenir.
Revenir ! Loin. Plus loin !
Devant,
le temps s’éteint…
s’amenuise.…
Quitter aujourd’hui ! Maudire hier ! Oublier demain.
Leurs boniments m’épuisent.
Loin
Plus loin !
Toujours plus loin !
Remonter la route.
Sans trêve.
Fuir !
Décennies
Jours,
heures,
secondes…
Enfer des mythes, enfer des rêves,
en faire des doutes.
N’entendre de voix, ni de fers, ni de moires, sans pitié.
Au-delà de la voie, briser ses frères et laisser choir le sang des Pythies.
et une phrase m'a interpelé, marqué, inspiré:
Je suis d'un peuple né sous X, d'un peuple sans passé
Je suis d'un peuple orphelin, aux origines effacées.
Je suis d'un peuple, qui s'interroge. Je suis d'un peuple adolescent.
Je suis d'un peuple qui recherche encore qui sont ses ascendants.
Je suis d'un peuple dont la douleur est Nègre,
Je suis d'un peuple dont la couleur est Aigre,
Je suis d'un peuple qui se révolte, Je suis d'un peuple incandescent.
Je suis d'un peuple qui s'affole, Je suis d'un peuple conscient.
Je suis d'un peuple qui se contrôle, Je suis d'un peuple qui s'épanche,
Je suis d'un peuple qui pardonne, Je suis d'un peuple qui crie revanche.
Je suis d'un peuple parfois vénal, Je suis d'un peuple trop vendu.
Je suis d'un peuple toujours digne, Je suis d'un peuple qu'on n'achète plus.
Je suis d'un peuple solitaire, je suis d'un peuple uni dans l'adversité,
Je suis d'un peuple unique, je suis d'un peuple qui a mal à sa diversité.
Je suis d'un peuple multiple, Je suis d'un peuple de métissage.
Je suis d'un peuple Liberté, Je suis d'un peuple d'esclavage.

Au crépuscule monochrome, il promène sa nostalgie,
Bercé par les barcarolles, incantations d’une improbable magie.
Et le jour s’éclipse, et le clair obscur s’immisce,
Rêves et éveil paradoxal, vers la folie, doucement, il glisse.
Défile sa vie en mosaïque, en milliers de carreaux noirs ou blancs,
D’histoires de cœur épiques, en souvenirs brefs.
Quand d’autres s’effeuillent, la carte dans l’ombre reste celle du trèfle.
Enfers ou cieux tout ne devient qu’affaire de symétrie,
Car le sort soumet à l’argentique ses peurs et ses rêveries.
Mais silence ! Il se fixe. Déjà trop de bruits sur l’image,
Le trait n’est plus sûr, cette main qui tremble est celle du mage.
Celle d’un fou errant sur une lagune d’Adriatique
Perdu dans ses délires oxymoriques.
Au crépuscule monochrome, emmené par sa nostalgie,
Circée lui murmure ses barcarolles, incantations d’une implacable magie.
Et le jour s’éclipse, et les ténèbres s’immiscent,
Sommeil éternel, le fou s’abandonne et dans l’infini, glisse.
(LE dessin des de ma chère amie Dar, qui décline l'univers du fou dans le noir et le blanc)
ptits mots doux