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Mardi 26 août 2008
Mes nuits se font sombres et agitées,
et par de multiples troubles, j'ai l'esprit habité.
Angoisses et paniques dans mon esprit ont élu domicile.
J'ai l'âme nuageuse, car mon soleil est versatile.

Tempête dans mon crâne, comme un été a Manille
balayées confiance et certitudes,
je frissonne sous une pluie d'inquiétudes.

Il me semble alors que ma raison vacille,
semblable à la flamme de cette bougie qui éclaire,
faiblement dans l'orage le promeneur solitaire.

Et je tremble, et je crie, et je pleure.
Je raisonne, me calme, mais de nouveau la peur,
en rafales fait céder mon coeur et sans attendre s'y invite,
s'envole mon vétuste abri, et demeure la hantise qu'un jour tu me quittes.
Par kreyoll - Publié dans : kreyoll
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Dimanche 8 juin 2008
Je ne suis pas très seul en ce moment, mais je souhaiterais prendre part à cette farandole initiée par traces.
Je vous propose  deux textes écrits il y à quelques mois quand la foule parisienne me renvoyait à ma solitude dans cette ville d'anonymes.


Paris triste capitale.

 Et un rasta me rappelle que nos larmes sont notre seul courage

les lumières des Champs ne sont que mirage.

Paris peine capitale.

peuplée d'individus gris et sans visages,

de souterrains voraces et anthropophages.

"bienvenue dans le monde réel" me surine sans rage,

 un manteau noir qui me parle de matrice et me dévisage. 

Paris règne du capital,

et le bonheur se rêve en degrés, dans d'alcooliques nuages

et le bonheur s'écrit THC, je t'aime "j't'ai acheté", quelle est la valeur ajoutée de mon entourage?

PARIS en lettres capitales

sur dépliants touristiques, en séances photos sauvages.

carton, OCB, bonheur effrité, narre moi tes paysages.

 rap, rock, punk, techno, métro et mélodieux carnages

rive gauche, Chatelet, ratures et raclures, tournons la page.

 


 


 

 

ICi les rêves se consument dans la chaleur d'une cigarette,
Brèves bouffées d'espoir en attendant que tout s'arrête.
Une faible lueur, mesquine, éclaire de tristes rivages,
dans le brouillard parisien, se nichent d'atroces mirages.

Partitions de talents, par trop de larmes entachés.
Dans l'anonymat de l'indifférence, tant de vies hachées.
Et s'évapore l'existance dans le soupir d'un fumeur.
écriture cancérigène, les mots pour tumeur,

Tirer, et recracher une épaisse fumée noire,
l'encre de nos âmes, coule sur la volonté d'y croire.
S'échappent jeunesses, dans l'ivresse de nos phrases.
Brulées jusqu'au mégot, doucement, nos vies s'écrasent.


 

  J'ai emboîté le pas à nothing (http://soubassements.over-blog.com/article-20236553.html) c'est à votre tour de rentrer dans la Farandole.

 


Par kreyoll - Publié dans : kreyoll - Communauté : L'âme du poète
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Mardi 3 juin 2008
          Vache! Quelle est ta vie?
Les grands parents sont des gens pleins de bon sens. Est-ce par la sagesse qu'ils ont acquis avec l'âge, ou tout simplement parce qu'ils en ont certainement plus baver que nous, peut être encore est-ce le fait d'une dégénérescence des cellules du cerveau entraînant la perte des neurones responsables de la connerie et de l'inconséquence humaine? Quoiqu'il en soit, ces gens disent souvent des choses profondes.
Prenons ma grand mère qui me parle des vaches énormes qu'elle a croisé en Israël (j'ai une mamie globe trotter...) et qui pendant son histoire s'écrit "Vache! quelle est ta vie?".
Elle m'explique le destin d'une vache: à la naissance elle est séparée de sa mère, sevrée et nourrie par une machine; une fois assez forte elle peut servir aux travaux agricoles sinon en élevages industriels, elle passe ses journées à brouter et à regarder passer le temps. Quand elle produit du lait, on lui coupe deux pis, histoire qu'elle aie le nombre précis de pis correspondant au nombre de tuyaux de la machine à traire. J'aimerais d'ailleurs savoir quel est le sombre idiot qui a établi cette norme absurde. Qu'on lui coupe les couilles à lui aussi.
On lui sectionne donc deux pis, puis on la traie du matin au soir, selon un procédé très rationnel pour maximiser la production, alternant les phases de pompe intensives et les repos illusoires à contempler la fuite de l'histoire.
Une vache pleine se voit dépossédée de sa progéniture dans les jours suivant sa mise bas. Et ce n'est pas la peine d'espérer un peu de réconfort auprès d'un taureau bien monté.
En guise de partie de jambe en l'air, une bonne paire de gants et une seringue de sperme de bœuf fera l'affaire.
Une fois qu'elle ne produit plus assez de lait, elle est abattue et termine son parcours dans nos assiettes accompagnée d'une béarnaise achetée à l'hypermarché du coin.
Et là je me dis qu'elle a raison ma grand mère: Vache! quelle est ta vie?
Au final, une vache çà ne fait que passer, son temps sur terre ne lui appartient pas et sa force n'est que l'outil d'un autrui plus fort.
Je n'ai pas l'intention de devenir végétarien, ni de me lancer dans la défense des animaux, le sort des vaches me laisserait totalement indifférent si il ne me rappelait pas celui du lambda.
Et bien oui, je n'écris pas sur la destinée pathétique des vaches à 02h11 du matin par simple plaisir de voir mon écran se noircir des caractères arial-12.
Je sais pourquoi la vache qui rit rit, c'est parce qu'elle sait que les lambda ont la même existence pourrie qu'elle.
Petits, on nous place dans des crèches pour que des dames formées et rémunérées pour fassent semblant de nous aimer comme des mères, pendant que les nôtres font des pieds et des mains pour poursuivre leur existence de vaches.
L'entrée à l'école nous prépare de la maternelle au dernier jour d'étudiant à suivre les pas de nos bovins de parents.
Une existence placée sur la production et le résultat.
Notes, devoirs, examens et enjeu permanent du résultat.
On nous apprend à travailler efficacement, faire des fiches pour apprendre plus vite, et donc consacrer le reste du temps à produire un peu plus.
Ici l'enjeu premier est de faire plaisir à nos parents qu'ils puissent montrer que leur veau pourra devenir un taureau reproducteur (tanpis pour ceux qui finiront attelés à une charrue ou pour les pauvres bougres qui seront l'élément central d'une corrida).
Dans notre vie professionnelle, il suffit de transposer au monde du travail, mais le principe reste le même.
Dans l'intime, si le gant et la seringue n'ont pas fait leur apparition partout, nous regardons à l'instar des vaches glisser l'histoire devant nous et nous mastiquons.
Nous mastiquons notre culture, notre éducation, les codes sociaux, tout sa pour bien les digérer. (dois-je rappeler l'issue finale de toute digestion?).
La société fait office de troupeau, et le comble c'est que nous sommes nos propres éléveurs.
Nous sommes les principaux artisans de nos vies de bovins mais buvons rarement le lait produit.
Je ne trouve pas de conclusion profonde à cet article, je m'en vais donc mastiquer à mon tour en regardant le train de l'histoire défiler devant moi.
Meuh!

Par kreyoll - Publié dans : confidences d'un lambda du troisième millénaire - Communauté : L'âme du poète
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Dimanche 1 juin 2008
J'ai écrit çà dans le cadre d'un exercice d'écriture sur baywin à l'initiative de touti (ouais la fille qui fait des commentaires que je dois relire trois fois pour tout percevoir!!!).
Merci touti pour cet exercice, çà m'a forcé à travailler un peu a plume.
PS: il y avait un thême imposé, bravo à celui qui le trouve.

Etendus, comme sonnés par une absence implacable,
agonisants et inertes, espérant en un frisson,
c'est un monde de milliers de moi, de batailles en perdition,
resté dans l'attente silencieuse d'un retour improbable.

Un souffle, une brise, la main de braise du Sirocco,
ma traversée, pieds nus d'un désert froid,
où la vision de l' horizon solitaire me glace d'effroi,
ne sauraient les tirer de leur accablant repos.

Mais il suffirait, pour qu'en un seul homme ils se dressent
face à la volonté impérieuse d'un destin capricieux
et dans leur élan fassent reculer les cieux,

il suffirait Ô déesse, que tu emplisses ce désert.
Pour les libérer de cette apathie délétère,
Il suffirait Ô muse que mon âme tu caresses.

Par kreyoll - Publié dans : kreyoll - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 16 mai 2008
   
    Mes nuits d'insomnie reprennent et ma plume me gratte à nouveau. Je cogite mais ne suis plus trop sûr de mon existence. Alors je gigote et mégote. L'arbre qui tombe dans la forêt fait-il du bruit si personne n'est là pour l'entendre?
Mes soucis ont ils valeur si personne n'est là pour me plaindre?
Mes réflexions, mes pensées, mes écrits ont ils une quelconque réalité si je suis le seul à les connaître? Peut on éprouver l'amour si personne ne nous le renvoie? Souffre-t-on si personne ne va bien?
En clair, la solitude exclue-t-elle l'existence?
C'est vrai, l'on est jamais vraiment seul, mais existe-t-on toujours pleinement?
"L'individualisme est le fondement de l'existence." J'ai longtemps pensé que cette idée lancée par un des mégalos d'amis qui m'entourent pouvait trouver un certain fondement philosophique. Je laisserai à quiconque plus averti que moi en la matière le soin de répondre à cette question.
Personnellement, l'histoire de l'arbre et de son bruit que personne n'entend me donne une petite idée sur la question.

      Ces lignes représentent les confidences d'un jeune lambda au début de ce troisième millénaire.
J'aurai pu parler de confessions, mais d'une part Rousseau l'avait déjà fait et d'autre part ,ce terme appelle à une sorte de jugement moral impliquant le remord du mea culpa. Or j'en ai fini avec l'auto flagellation de la remise en question perpétuelle.
Si tôt !? me direz vous; et avec raison.
A 23 ans, il est encore un peu tôt pour s'estimer au dessus de toute remise en question et réfuter la possibilités de futures erreurs.
Mais quel âge est le bon?
A partir de quand peut on prétendre ne plus se tromper, espérer ne pas s'être trompé?
Passées les années bénies qui nous séparent de notre sixième décennie sur cette terre, c'est un manque flagrant de courage.
Après 30 ans un manque total d'originalité. C'est la période de la maturité, celle où les projets prennent forme, où l'on a les moyens de les réaliser et pas encore le poids des années.
Avant, c'est de la prétention, voire de l'insouciance.
Nous avons donc le choix entre être des viellards lâches, des hommes ternes, ou de jeunes cons.
La troisième hypothèse laisse au moins le temps de faire taire les détracteurs.

Des confidences donc, mais pas n'importe lesquelles celles d'un lambda.
Un être dans la moyenne, ni trop ni pas assez, juste à mi chemin entre la médiante et la moyenne.
Pourquoi un lambda? C'est vrai, il est toujours plus intéressant de suivre les états d'âmes des gens extraordinaires.
Parce qu'ils sont divertissants et un peu parce que l'on peut les admirer,ou les plaindre s'identifier à eux et aussi les critiquer.
Ce sont des êtres multifonctionnels.
Le lambda tout le monde s'en fout. Il ne sert pas à rien, sans pour autant servir à grand chose. Le lambda il est juste là, comme de passage, fraichement arrivé et toujours sur le départ, et pourtant inexorablement présent.
Il a la vie que nous avons tous, tant et si bien qu'il n'est ni à plaindre ni à envier, tout le monde le connait mais personne ne sait qui il est.
C'est chacun de nous, et aucun tout à fait. N'importe qui dans la masse, mais personne de bien précis.
Pourquoi je vois bassine avec ce lambda (d'autant plus que, rappelons le, la moitié du monde s'en fout et l'autre reste indifférente à son sort)?
Simplement parce qu'il est partie intégrante de cette p... de question: la solitude exclue-t-elle l'existence?
Le mec lambda, est telllement commun, banal répandu, qu'il ne se distingue en aucune façon si ce n'est par sa banalité. Mais comment reconnaître l'indiviualité de quelqu'un ou de quelque chose s'il ne se distingue en rien de l'ensemble?
Comment reconnaître son existence, s'il ne semble n'appartenir qu'à un tout? Quelle existence pour celui qui justement ne sort pas du Lot? Le reconnaître comme un élément dans le tout s'est déjà lui accorder une spécificité, mais s'il est similaire en tout point à chacun des éléments du tout, reste-il un élément, ou devient-il autre chose?
Cette autre chose existera-t-elle (au sens étymologique)?
Beaucoup de questions je vous l'accorde.
Rassurez vous des gens plus intelligents que moi les ont certainement déjà posées.

Où tout cela nous mène-t-il?

Très simplement à un constat vieux comme le captalisme et la mondialisation: l'on crée et dissémine une pensée unique chargée de gommer les différences civilisationnelles et morales afin de nous muer en un consomateur docile et uniforme. La stratégie est simple: nous faire croire que nous sommes tous extraordinaires et que nous méritons (nous valons bien?) d'acheter tel ou tel produit. Or comme le dirait Syndrôme (le méchant dans" Les indestructibles", prod. par Pixar & Walt Dysney Pictures, NDLR), " Si tout le monde est extraordinaire, alors plus personne le sera".
Qui pourra attester de notre existence alors?
Je vous laisse méditer là dessus.



















NON je rigole, rien à foutre de ce discours alter-anti-néo-sketuveux. Ils ont surement raison, mais Cypher (matrix, révisez vos classiques bordel!)  l'a annoncé: "Les ignorants sont bénis". Alors je veux rien savoir.
Ça c'est fait.
Notre lambda donc, en vous adressant ses confidences fera un peu de bruit dans sa chute et aura à coup sûr au moins une oreille pour confirmer l'existence de se bruit.
Quitter la solitude dans le nombre pour s'adresser seul, au nombre.
   
        J'ai commencé à lire "lettres à un jeune poète" de RILKE, sous les conseils de mon prof de lettre de prépa, trois ans après qu'il me l'ait conseillé. Je lui avais envoyé quelques textes pour lecture et il m'avait entre autre répondu ceci: " vous devriez commencer par vous demander pourquoi vous écrivez , si vous avez quelque chose à dire, et si ça vous est absolument nécessaire. Sur toutes ces questions, je ne puis que vous conseiller la lecture des "Lettres à un jeune poète" de Rilke."
J'avais 20 ans, j'étais pétri d'orgueil, et sûr que mon talent était certain. Je n'ai pas écris pendant 4 mois, puis j'ai repris ma plume en me disant que c'était sûrement un vieux con d'écrivain raté. De con et d'écrivain raté, c'était surtout le plus jeune des deux.
Quoiqu'il en soit, j'ai entamé la lecture de ce livre, d'abord par morceaux choisis (pourquoi attendre avant de gouter la glace au centre du profitérole?).
J'ai compris là où ce cher mr M. voulait en venir.
Il me faudra le remercier pour cette lecture.
Rilke, le mec lambda, les confidences...
Tout çà semble confus n'est-ce pas? Restez calmes, bouclez vos ceintures, en cas de dépressurisation de la cabine des masques à oxygène....blah blah blah.
Sérieusement, ce sont quelques lignes de Rilke qui ont fait jaillir en moi cette réflexion. (PNC aux portes):

"Une seule chose est nécessaire: la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer, des heures durant, personne - c'est à cela qu'il faut parvenir(...)

Cherchez en vous-mêmes. Explorez la raison qui vous commande d'écrire; examinez si elle plonge ses racines au plus profond de votre coeur; faites-vous cet aveu : devriez-vous mourir s'il vous était interdit d'écrire. Ceci surtout : demandez-vous à l'heure la plus silencieuse de votre nuit; me faut-il écrire ?

.
    Nous y sommes: "une seule chose nécessaire: la solitude" et 'devriez vous mourir s'il vous était interdit d'écrire?"
La solitude, pour être face à son être, contempler son existence loin du brouhaha du monde. Mais cette solitude ne doit en aucun cas celle habituelle du lambda. Plonger en soi grâce à une profonde solitude, résulte d'une prise de recul par rapport au monde. Quitter le nombre volontairement, et s'affirmer en tant qu'individu. Le lambda ne connait qu'une solitude qui est celle de la non existence. Ne pas être reconnu comme individu spécifique au sein du groupe ne provoque pas le délice de la solitude voulue, cherchée, déclenchée. L'on existe simplement pas, alors comment contempler sa propre indiviualité et marquer encore sa différence en l'exprimant par la plume.

Concernant cet arbre qui n'en fini plus te tomber, la question qui me semble-t-il Rilke aurait pu ( et pas du, restons humbles cette fois) poser est plutôt celle ci: "devriez vous mourir s'il vous était interdit d'être lu?"
Toujours cette question du bruit de la chute.
Si personne ne me lit aurais-je vraiment écrit?
Bien sur je peux toujours prendre ma plume et l'accoupler à une feuille de papier, mais pour quel résultat? Un texte qui ira peupler mes tiroirs, avant de mourir dans l'oubli?
Et en dehors de la reconnaissance du souvenir, n'est-il pas plus important d'être lu que d'écrire simplement.
L'écriture n'est que la première étape avant le but premier être lu afin de se voir confirmer son existence.
Il en va de même pour la danse, la sculpture, la peinture et toutes les formes d'art et d'expression de soi.
Si personne n'est là au bout du chemin, tout celà n'aura été que pure perte.

Voilà, vous avez perçu je l'espère le pourquoi de ces confidences.
J'arrête tout de suite les psychanalistes marie claire, femme actuelle et autres Biba. Certes le lambda jeune du troisieme millénaire c'est un peu moi.
Mais c'est aussi un peu de chacun.
Nous sommes tous des Lambdas. (mis à part quelques êtres extraordinaires).
Ces confidences seront aussi les votres, le lambda parce qu'il est tout le monde a celà de pratique que sa vie est celle de chacun de nous.
Laissez moi vous raconter votre vie....








Par kreyoll - Publié dans : exutoire - Communauté : L'âme du poète
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Vendredi 25 avril 2008
Plot Romanoff continue sa vie passionnante, et nous fait part de son coup de gueule sur l'héritage de mai 68...
http://plotromanoff.over-blog.com
Par kreyoll - Publié dans : Plöt Romanoff - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Lundi 21 avril 2008
J'en ai marre de ce blog, je tire ailleurs, sur MON blog à moi, où je pourrais me lacher sans craindre la censure bien pensante. Vous pouvez me retrouver sur http://plotromanoff.over-blog.com
Par kreyoll
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Jeudi 10 avril 2008

C’est vrai le titre fait pitié, mais c’était çà ou les 4 fantastiques. N’épiloguons pas.

J’ai plusieurs choses à vous dire aujourd’hui :

 j’ai des envies d’anglais dans mes textes ; so what ? c’est vrai a priori vous vous en foutez de mes états d’âme d’artiste perturbé. Ce qui vous intéresse ce sont mes pétages de plomb, ma schizophrénie galopante (mais vers où ?), le glauque de mon existence, et mes déclarations à peine provocantes, que vous trouvez « géniales » « timbrée » « originales ». 

La vérité c’est que d’une part, il est plaisant et rassurant pour vous d’observer une existence plus misérable et vaine que la votre ; savoir qu’il y pire que soit a ce quelque chose malsain de réconfortant. Mais rassurez vous, je ne vous en tiens pas rigueur, après tout c’est l’objet de ma création et cette sensation de réconfort vous rappelle simplement que vous êtes aussi égoïste lâche et voyeur que tout être humain. Et çà en soit c’est déjà une bonne nouvelle. (Non ?).

Quoiqu’il en soit, c’est la deuxième partie de ma vérité, de votre vérité, de La vérité, c’est que votre paresse conformiste et confortable vous fait juger extraordinaire toute rhétorique en décalage avec le discours ambiant.

Et vous croyez qu’écrire vulgairement, c’est avoir du culot ; qu’affirmer les pires saloperies c’est la fin de la langue de bois du politiquement correct  et que se foutre un doigt dans le cul « serait une expérience à tenter afin de découvrir de nouveaux horizons  en dehors du strict rapport homme femme, tellement sclérosé et kitch».

Je vous arrête tout de suite : à ceux qui s’enflamment et se demandent qui je suis pour jouer les donneurs de leçon, je réponds « Plôt Romanoff, 1m95, 105kg et j’t’emmerde » ; à ceux qui un peu plus futés verraient là encore un acte de subversion je tiens à les remettre sur la bonne voie : ceci n’est ni un acte de subversion, ni de rébellion, ni de révolution. Ce n’est même pas une molle contestation.

J’écris de la merde et vous êtes le papier ouate légèrement parfumé à la lavande qui assure l’hygiène de mon scriptural colon.

Voilà le premier point de mon coup de gueule.

Mais déjà le temps me presse. Je fais effectivement autre chose de mes journées que d’écrire pour des lecteurs 100% pure ouate de cellulose.

Je serai bientôt de retour, il faut que je vous parle de l’héritage désastreux de Mai 68 et de cette période : libération des femmes et exhortation  à les faire jouir notamment.

 

Par kreyoll - Publié dans : Plöt Romanoff
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Mardi 25 mars 2008

(mon premier poème en créole, parce qu'il faut bien justifier mon blaz)




An tét' an mwen on léwoz ka sonné ,

On mizik an bistan, ka fé ko'w frisoné,

kon tambouyé ka joué on kou toumblak
sé kares'aw ka fé ké an mwen bat.

Pawol aw té ni  ti l'odé a doucè,
mwen vinn' sicryé, asi lév aw, an vini posé.

ibiscus an mwen, ou ni gou lanmou,
myel ki myel, ka twouvé yo two dou.

An vinn' longi asi kô aw, kon asi plaj' les Alizées,
tout' bo aw té kon lanmé, sé adan yo an té vlé néyé.
kon cyclon'vague lanmou aw, yenki vini chawayé mwen,
menné mwen alé, on koté ké an mwen ké toujou byen.

Par kreyoll - Publié dans : kreyoll - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Jeudi 20 mars 2008

Aujourd’hui est un jour exceptionnel, tant il se conforme aux précédents. Je suis convaincu qu’une telle monotonie dans l’existence relève de l’extraordinaire ou du surnaturel. Aucune autre explication ne me paraît recevable.

Un sage marseillais a dit « demain, c’est loin » et moi je me trouve encore trop près d’hier.

Vous vous dites « encore un qui va nous bassiner avec le temps passé » et vous avez raison. Je trouve jubilatoire (et c’est au-delà du jeu de mots que cela me permet de placer ici), de passer son temps à penser au temps qui passe, tant le passé, cette farce, qui à mesure que l’on se lasse, tend vers l’oubli et s’efface.

Voilà j’ai expulsé les premières lignes nécessaires à amorcer la pompe ; je vais pouvoir recommencer mon récit.

 Je reprends ma vie de merde…j’en étais là.

Ma vie est donc merdique, c’est ainsi que l’a voulue mon créateur, et c’est d’ailleurs la raison même de mon existence.

En ce moment, mon moral s’est indexé sur mon pouvoir d’achat.

J’ai reçu le troisième courrier de rappel de ma banque ainsi qu’un appel d’une société de recouvrement.

Qu’on ne me demande pas comment va le moral.

MERCI.

J’ai fait un petit calcul.

Le sex appeal est proportionnel à la confiance en soi, qui est-elle même relative au moral.

Si l’on simplifie l’égalité, on arrive à l’idée que ma libido est fonction du pouvoir d’achat et de mon sex appeal.

Posons donc :

libido soit: F(pouvoir d’achat) +  Sex appeal

En remplaçant mon pouvoir d’achat par sa valeur on obtient :

Découvert + fauché= branlette sur pornos gratuits.

Je mets au défi quiconque de remettre en question la rigueur scientifique de cette démonstration.

Quoiqu’il en soit, encore une fois je vous ballade sans vraiment vous raconter d’histoire, c’est vrai que mon baratin reste un compte de faits, sans Clochette ni Carabosse, avec Clochard et Clara Morgane (qui elle bosse avec les sept mains et Alice,et croyez moi c'est une merveille). Plöt Romanoff ou l'art et la manière de ne parler de rien. Bien, je m'aperçois qu'il est plus compliqué que je ne l'aurais cru de en parler de rien. Je pourrais interpeler à nouveau mon incompétent d'auteur, mais la double mise en abîme a son charme, mais s'essouffle très vite quand elle sert à masquer mon absence d'idées. Ce texte était un coup de plume dans l'eau.

Par kreyoll - Publié dans : Plöt Romanoff - Communauté : Plaisirs d'écrire
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