| Novembre 2009 | ||||||||||
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Paris triste capitale.
Et un rasta me rappelle que nos larmes sont notre seul courage
les lumières des Champs ne sont que mirage.
Paris peine capitale.
peuplée d'individus gris et sans visages,
de souterrains voraces et anthropophages.
"bienvenue dans le monde réel" me surine sans rage,
un manteau noir qui me parle de matrice et me dévisage.
Paris règne du capital,
et le bonheur se rêve en degrés, dans d'alcooliques nuages
et le bonheur s'écrit THC, je t'aime "j't'ai acheté", quelle est la valeur ajoutée de mon entourage?
PARIS en lettres capitales
sur dépliants touristiques, en séances photos sauvages.
carton, OCB, bonheur effrité, narre moi tes paysages.
rap, rock, punk, techno, métro et mélodieux carnages
rive gauche, Chatelet, ratures et raclures, tournons la page.
ICi les rêves se consument dans la chaleur d'une cigarette,
Brèves bouffées d'espoir en attendant que tout s'arrête.
Une faible lueur, mesquine, éclaire de tristes rivages,
dans le brouillard parisien, se nichent d'atroces mirages.
Partitions de talents, par trop de larmes entachés.
Dans l'anonymat de l'indifférence, tant de vies hachées.
Et s'évapore l'existance dans le soupir d'un fumeur.
écriture cancérigène, les mots pour tumeur,
Tirer, et recracher une épaisse fumée noire,
l'encre de nos âmes, coule sur la volonté d'y croire.
S'échappent jeunesses, dans l'ivresse de nos phrases.
Brulées jusqu'au mégot, doucement, nos vies s'écrasent.
C’est vrai le titre fait pitié, mais c’était çà ou les 4 fantastiques. N’épiloguons pas.
J’ai plusieurs choses à vous dire aujourd’hui :
j’ai des envies d’anglais dans mes textes ; so what ? c’est vrai a priori vous vous en foutez de mes états d’âme d’artiste perturbé. Ce qui vous intéresse ce sont mes pétages de plomb, ma schizophrénie galopante (mais vers où ?), le glauque de mon existence, et mes déclarations à peine provocantes, que vous trouvez « géniales » « timbrée » « originales ».
La vérité c’est que d’une part, il est plaisant et rassurant pour vous d’observer une existence plus misérable et vaine que la votre ; savoir qu’il y pire que soit a ce quelque chose malsain de réconfortant. Mais rassurez vous, je ne vous en tiens pas rigueur, après tout c’est l’objet de ma création et cette sensation de réconfort vous rappelle simplement que vous êtes aussi égoïste lâche et voyeur que tout être humain. Et çà en soit c’est déjà une bonne nouvelle. (Non ?).
Quoiqu’il en soit, c’est la deuxième partie de ma vérité, de votre vérité, de La vérité, c’est que votre paresse conformiste et confortable vous fait juger extraordinaire toute rhétorique en décalage avec le discours ambiant.
Et vous croyez qu’écrire vulgairement, c’est avoir du culot ; qu’affirmer les pires saloperies c’est la fin de la langue de bois du politiquement correct et que se foutre un doigt dans le cul « serait une expérience à tenter afin de découvrir de nouveaux horizons en dehors du strict rapport homme femme, tellement sclérosé et kitch».
Je vous arrête tout de suite : à ceux qui s’enflamment et se demandent qui je suis pour jouer les donneurs de leçon, je réponds « Plôt Romanoff, 1m95, 105kg et j’t’emmerde » ; à ceux qui un peu plus futés verraient là encore un acte de subversion je tiens à les remettre sur la bonne voie : ceci n’est ni un acte de subversion, ni de rébellion, ni de révolution. Ce n’est même pas une molle contestation.
J’écris de la merde et vous êtes le papier ouate légèrement parfumé à la lavande qui assure l’hygiène de mon scriptural colon.
Voilà le premier point de mon coup de gueule.
Mais déjà le temps me presse. Je fais effectivement autre chose de mes journées que d’écrire pour des lecteurs 100% pure ouate de cellulose.
Je serai bientôt de retour, il faut que je vous parle de l’héritage désastreux de Mai 68 et de cette période : libération des femmes et exhortation à les faire jouir notamment.
Aujourd’hui est un jour exceptionnel, tant il se conforme aux précédents. Je suis convaincu qu’une telle monotonie dans l’existence relève de l’extraordinaire ou du surnaturel. Aucune autre explication ne me paraît recevable.
Un sage marseillais a dit « demain, c’est loin » et moi je me trouve encore trop près d’hier.
Vous vous dites « encore un qui va nous bassiner avec le temps passé » et vous avez raison. Je trouve jubilatoire (et c’est au-delà du jeu de mots que cela me permet de placer ici), de passer son temps à penser au temps qui passe, tant le passé, cette farce, qui à mesure que l’on se lasse, tend vers l’oubli et s’efface.
Voilà j’ai expulsé les premières lignes nécessaires à amorcer la pompe ; je vais pouvoir recommencer mon récit.
Je reprends ma vie de merde…j’en étais là.
Ma vie est donc merdique, c’est ainsi que l’a voulue mon créateur, et c’est d’ailleurs la raison même de mon existence.
En ce moment, mon moral s’est indexé sur mon pouvoir d’achat.
J’ai reçu le troisième courrier de rappel de ma banque ainsi qu’un appel d’une société de recouvrement.
Qu’on ne me demande pas comment va le moral.
MERCI.
J’ai fait un petit calcul.
Le sex appeal est proportionnel à la confiance en soi, qui est-elle même relative au moral.
Si l’on simplifie l’égalité, on arrive à l’idée que ma libido est fonction du pouvoir d’achat et de mon sex appeal.
Posons donc :
libido soit: F(pouvoir d’achat) + Sex appeal
En remplaçant mon pouvoir d’achat par sa valeur on obtient :
Découvert + fauché= branlette sur pornos gratuits.
Je mets au défi quiconque de remettre en question la rigueur scientifique de cette démonstration.
Quoiqu’il en soit, encore une fois je vous ballade sans vraiment vous raconter d’histoire, c’est vrai que mon baratin reste un compte de faits, sans Clochette ni Carabosse, avec Clochard et Clara Morgane (qui elle bosse avec les sept mains et Alice,et croyez moi c'est une merveille). Plöt Romanoff ou l'art et la manière de ne parler de rien. Bien, je m'aperçois qu'il est plus compliqué que je ne l'aurais cru de en parler de rien. Je pourrais interpeler à nouveau mon incompétent d'auteur, mais la double mise en abîme a son charme, mais s'essouffle très vite quand elle sert à masquer mon absence d'idées. Ce texte était un coup de plume dans l'eau.
ptits mots doux