un pur moment de bonheur .
enjoy it
J'écris pour la même raison que je respire, parce que si je ne le faisais pas, je mourrais.
Isaac ASIMOV
"LA poésie mes chers amis, est l'incarnation sacrée d'un sourire
La poèsie est un soupir qui sèche les larmes.
La poésie est un esprit qui habite l'âme, qui se nourrit du coeur et dont l'affection est le vin."
"Khalil Gibran"
| Juillet 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
C'était donc dans la dépouille de la mangrove, parmi les vers grouillant du développement économique que vivait ma Lily. Elle m'indiqua une ruelle s'enfonçant vers la mer, derrière le paravant industriel.
-Je ne savais pas qu'il y avait des gens qui habitaient ici, m'hasardai-je.
-Faut croire que tu avais tort.
Encore une conversation avortée.
Au bout de 300mètres, la nature semblait avoir repris, pour un temps du moins, sess droits. Broussaille, palétuviers, plage sauvage, raisiniers, ersatz de mangrove. Mais toujous pas d'habitations. Je la regardais d'un air interrogateur, et avant que je n'aie le temps de faire une quelconque réflexion, elle désigna une grille noyée dans un océan de végétation. Une caméra et un interphone étaient habilement dissimulés dans ce mur de chlorophyle. Elle descendit de la voiture, se dririgea vers la grille. Elle tapa quelque chose sur l'interphone, murmura quelques mots inaudibles et la grille s'ouvrit.
Je restai interdit.
Surpris par le soin mis dans la dissimulation et la protection du lieu. "T'attends quoi? Roule!", elle était déja en voiture et cette injonction me tira de mes réflexions. Sous mes yeux apparaissait une résidence faite de villas largement plus cossues que la plupart de celles que l'on croise généralement sur l'île. Une trentaine de maisons, plus proches du manoir que de la simple villa; jacuzzis, piscines privées et communes(avec tobbogans pour les enfants)terrains de tennis, des femmes faisant leur jogging, un parc automobile digne du catalogue du concessionnaire BMW, une porche (tient,se serait elle égarée?), des filles qui bronzent sur la plage privée, le tout gardé par une demi douzaine d'armoires à glaces, avec chiens, treillis, matraques, radios, flingues et sourires sur sale gueule. Un tel endroit était inconnu d'une bonne partie de la population, du moins aucune rumeur au sujet de ce QHS (Quartier Haut Standing) n'était parvenue à mes oreilles. J'étais estomaqué par l'étendue de cette résidence dont l'existence m'était jusque là insoupçonnée.
Elle m'indiqua une baraque un peu en retrait, gardée par un imposant massif de bougainvillées, une allée de palmier nous escorterait. "Tu viens boire un
café?". Toujours aussi hébêté je tardai à réagir. "Bon descend." reprit-elle. Je m'exécutai. C'était une villa cossue, dont la véranda augmentait largement la déjà extraordinaire surface.
Elle enfonça une clé en fer forgé dans la serrure d'une immense porte en bois sculpté, poussa la porte et m'invita à pénétrer dans un salon au volume vertigineux de par son plafond
inhabituellement surélevé.
Elle s'avança dans la pièce ôtant un à un ses vêtements. S'enfonçant dans couloir qui semblait mener à la salle de bain, elle me lança "je vais prendre une douche. Mets toi à l'aise". Elle
était nue. Un rayon de soleil caressait ses chevilles, qui se paraient d'or à mesure que ses hanchent parfaites s'enfonçaient dans l'ombre. Elle se retourna me dévoilant les trésors de sa nudité.
Je n'avais pas perçu l'impecable beauté de ce corps plus tôt sur la plage. "Fais nous un café" dit-elle ravie de me voir confu par sa tenue d'Eve.
Magnifique ectoplasme de sensualité, telle me paraissait sa silouhette à l'entrée de ce couloir. Je m'aventurai dans sa cuisine, faite de marbre et de bois précieux; ouvrant un à un les
placards à la recherche du composant principal de ce divin breuvage qu'est le café (à l'occasion je vous ferai partager mon amour démesuré pour ce noir liquide qui m'éclaire l'âme). C'est
donc à la recherche de cette poudre ébène que je tombai sur ce qui annonçait la fin du pays des merveilles, pour me plonger dans l'obscur vortex de la vie de ma Lily: dans un tiroir, entre
les pates et le sucre roux en morceaux, une enveloppe kraft à peine cachetée. Intrigué, je decidai de l'entrouvrir et ce qui apparu sous mes yeux le laissa stupéfait. Des photos d'elle apparament
plus jeune, d'autres plus récentes d'enfants différents, toutes représentant des situations ambigues, puis celle d'un homme cerclé de rouge, une liasse, une balle où était gravée une inscription
que la peur d'être surpris m'empêcha d'analyser.
(Note de l'auteur: les dernières lignes en gras, sont censées introduire l'aspect "polar" de la nouvelle mais je trouve çà un peu facile... Qu'en pensez vous?)
ptits mots doux