Plume hallucinogène

 

 


J
'écris pour la même raison que je respire, parce que si je ne le faisais pas, je mourrais.

Isaac ASIMOV

Bienvenue


"LA poésie mes chers amis, est l'incarnation sacrée d'un sourire

  La poèsie est un soupir qui sèche les larmes.

  La poésie est un esprit qui habite l'âme, qui se nourrit du coeur et dont l'affection est le vin." 

  "Khalil Gibran"

ptits mots doux

quel jour on est?

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fais tourner...

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purple haze en  live a Atlanta.
un pur moment de  bonheur .
enjoy it

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Dimanche 20 janvier 2008
j'ai aimé cette petite pub, jamais diffusée, mais tellement  drôle...

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Lundi 7 janvier 2008

C'était donc dans la dépouille de la mangrove, parmi les vers grouillant du développement économique que vivait ma Lily. Elle m'indiqua une ruelle s'enfonçant vers la mer, derrière le paravant industriel.

-Je ne savais pas qu'il y avait des gens qui habitaient ici, m'hasardai-je.

-Faut croire que tu avais tort.

Encore une conversation avortée.

Au bout de 300mètres, la nature semblait avoir repris, pour un temps du moins, sess droits. Broussaille, palétuviers, plage sauvage, raisiniers, ersatz de mangrove. Mais toujous pas d'habitations. Je la regardais d'un air interrogateur, et avant que je n'aie le temps de faire une quelconque réflexion, elle désigna une grille noyée dans un océan de végétation. Une caméra et un interphone étaient habilement dissimulés dans ce mur de chlorophyle. Elle descendit de la voiture, se dririgea vers la grille. Elle tapa quelque chose sur l'interphone, murmura quelques mots inaudibles et la grille s'ouvrit. 

Je restai interdit.  

Surpris par le soin mis dans la dissimulation et la protection du lieu. "T'attends quoi? Roule!", elle était déja en voiture et cette injonction me tira de mes réflexions. Sous mes yeux apparaissait une résidence faite de villas largement plus cossues que la plupart de celles que l'on croise généralement sur l'île. Une trentaine de maisons, plus proches du manoir que de la simple villa; jacuzzis, piscines privées et communes(avec tobbogans pour les enfants)terrains de tennis, des femmes faisant leur jogging, un parc automobile digne du catalogue du concessionnaire BMW, une porche (tient,se serait elle égarée?), des filles qui bronzent sur la plage privée, le tout gardé par une demi douzaine d'armoires à glaces, avec chiens, treillis, matraques, radios, flingues et sourires sur sale gueule. Un tel endroit était inconnu d'une bonne partie de la population, du moins aucune rumeur au sujet de ce QHS (Quartier Haut Standing) n'était parvenue à mes oreilles. J'étais estomaqué par l'étendue de cette résidence dont l'existence m'était jusque là insoupçonnée.

Elle m'indiqua une baraque un peu en retrait, gardée par un imposant massif de bougainvillées, une allée de palmier nous escorterait. "Tu viens boire un café?". Toujours aussi hébêté je tardai à réagir. "Bon descend." reprit-elle. Je m'exécutai. C'était une villa cossue, dont la véranda augmentait largement la déjà extraordinaire surface.
Elle enfonça une clé en fer forgé dans la serrure d'une immense porte en bois sculpté, poussa la porte et m'invita à pénétrer dans un salon au volume vertigineux de par son plafond inhabituellement surélevé.
Elle s'avança dans la pièce ôtant un à un ses vêtements. S'enfonçant dans couloir qui semblait mener  à la salle de bain, elle me lança "je vais prendre une douche. Mets toi à l'aise". Elle était nue. Un rayon de soleil caressait ses chevilles, qui se paraient d'or à mesure que ses hanchent parfaites s'enfonçaient dans l'ombre. Elle se retourna me dévoilant les trésors de sa nudité. Je n'avais pas perçu l'impecable beauté de ce corps plus tôt sur la plage. "Fais nous un café" dit-elle ravie de me voir confu par sa tenue d'Eve.
Magnifique ectoplasme de sensualité, telle me paraissait sa silouhette à l'entrée de ce couloir. Je m'aventurai dans sa cuisine, faite de marbre et de bois précieux; ouvrant un à un les placards à la recherche du composant principal de ce divin breuvage qu'est le café (à l'occasion je vous ferai partager mon amour démesuré pour ce noir liquide qui m'éclaire l'âme). C'est donc à la recherche de cette poudre ébène que je tombai sur ce qui annonçait la fin du pays des merveilles, pour me plonger dans l'obscur vortex de la  vie de ma Lily: dans un tiroir, entre les pates et le sucre roux en morceaux, une enveloppe kraft à peine cachetée. Intrigué, je decidai de l'entrouvrir et ce qui apparu sous mes yeux le laissa stupéfait. Des photos d'elle apparament plus jeune, d'autres plus récentes d'enfants différents, toutes représentant des situations ambigues, puis celle d'un homme cerclé de rouge, une liasse, une balle où était gravée une inscription que la peur d'être surpris m'empêcha d'analyser.



(Note de l'auteur: les dernières lignes en gras, sont censées introduire l'aspect "polar" de la nouvelle mais je trouve çà un peu facile... Qu'en pensez vous?)


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Vendredi 26 octobre 2007
Il n’y avait désormais ni paradis, ni enfer. A vrai dire, j'en avait que faire de la vie éternelle, maintenant que je savais que deux êtres pouvaient ainsi caresser le firmament en se connaissant l’un l’autre.
Je songeais furtivement à tous ces philosophes qui nous exhortent à nous détacher des choses de la chair, pour libérer notre esprit et atteindre ainsi les essences. Les sots ! Jamais je ne me suis senti plus proche de l’entéléchie que ce soir là ; j’étais accompli, heureux, proche de l’imperfectible.
Chacune de mes cellules explosait de vie, toute fatigue m’avait abandonné. Il me semblait impossible de refermer les yeux un jour, j’étais Eveillé, en pleine communion avec l’univers, je ressentais chaque vague, chaque remoud sur la surface, chaque grain de sable charrié par la mer.
Lily: elle dormait.
Comment pouvait elle s’endormir après un moment pareil.
Son calme, son presque je m’en foutisme, finirent par faire retomber mon exaltation.
Je la regardais dormir, et les premiers baigneurs arrivaient sur la plage.
Le soleil était déjà bien levé, il fallait songer à s’en aller.
Encore une fois une armée de questions m’assaillit : était-ce réellement le début d’une histoire ? Qu’allions nous faire de notre journée ? Allais-je la ramener chez elle ? Chez moi ? Qu’en avait elle pensé de cette formidable nuit ? Cette nuit avait elle été formidable pour elle aussi? Pourquoi était elle si économe de ses mots ?
Je m’enfonçais peu à peu dans ce délire interrogatoire, quand je m’aperçu que Lily était déjà debout appuyée à la voiture. D’un bond je me redressai (je me donnais des airs de sportifs, comme pour la séduire encore; quel idiot! Ne me plaisait elle pas parce qu'elle semblait bien loin de tout çà?).
« On va où ? » lâchai-je comme si cette intimité fraîchement partagée avait suffi à faire de nous de vieilles connaissances. Son regard m’invita à me reprendre. « Tu veux que je te dépose quelque part ? Enfin si tu veux rentrer je peux te déposer, non pas que je veuille que tu partes, loin de là, mais si tu le voulais çà me déran… » Merde ! Je parle trop. Apprendre à la boucler fait partie des choses essentielles à savoir dans ce monde si l’on veut s’en sortir (je ne l’ai appris que trop tard). Elle sourit de me voir si confus. « On va où ? » repris-je.
-Ramène moi chez moi.
-Tu habites où, hésitai-je.
-Jarry.
Sa réponse succinte et lachée sèchement coupait court à toute conversation.
J'envisageais un petit déjeuner à la Marina du Gosier avant de la déposer. J'enclenchai le clignotant afin de prendre la bretelle qui me permettrait de quitter la rocade.
"Tu crois aller où comme çà? Jarry sans escales".
D'un geste de l'index désabusé et perplexe, je mis fin au tic tac.
"Soit" éructais-je.
L'incompréhension et la colère s'installaient. Qui était cette fille pour me parler de la sorte? Ce matin sur la plage c'était juste une partie de jambes en l'air? Pourquoi suis-je incapable de raisonner et de l'envoyer paitre? Mes yeux quittèrent la route pour se poser par l'intèrmédiaire du rétroviseur sur son visage. Ma colère s'apaisa, mes doutes disparurent.
Roulons.
             Jarry, une zone industrielle gréffée par la patte folle de l'homme dans la chair naturelle, comme une tumeur sans cesse croissante et alimentée par les délires industriels de quelque investisseurs en mal de profits et répondant à la névrose consommatrice de la population.
La nature saignait par des artères embouteillées et polluées; partout à l'instar de pustulles purulents, éclosaient des immeubles d'affaire grand standing, véritable métastases destinées à rendre plus facile la vie et le développement des cellules mortifères et laborieuses en costard ou bleu de travail.
Poumon cancéreux de la guadeloupe, avec son port autonome, sa raffinerie et ses consessionnaires, Jarry distillait un air parfumé aux biens matériels, ennivrant et poussant à l'achat compulsif. Air que les quelques poches de résistance végétale ne pouvait plus purifier.
Je m'engageais sur la Voie Verte.
Quelle blague! La Voie si cyniquement nommée verte, n'était plus que féraille, béton et rond points; et les cris des automobilistes excédés avait depuis longtemps remplacé ceux de la faune quasi éteinte.
A vrai dire de faune, il ne restait que quelques pics boeufs accompagnés de leurs vaches (maigres et ruminant je ne sais quelle vengeance), et des vendeurs de Bokits résistant tant bien que mal à la floraison intempestive de restaurants d'entreprise.

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Jeudi 11 octobre 2007

playlist: purple dreams

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