Plume hallucinogène

 

 


J
'écris pour la même raison que je respire, parce que si je ne le faisais pas, je mourrais.

Isaac ASIMOV

Bienvenue


"LA poésie mes chers amis, est l'incarnation sacrée d'un sourire

  La poèsie est un soupir qui sèche les larmes.

  La poésie est un esprit qui habite l'âme, qui se nourrit du coeur et dont l'affection est le vin." 

  "Khalil Gibran"

ptits mots doux

quel jour on est?

Juillet 2008
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fais tourner...

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La courbe de tes seins révèle un paysage,
la promesse d'un secret, d'un trésor qui m'invite au voyage.
La quête s'annonce belle, je mets cap vers l'horizon,
la passion dans cette Odyssée sera mon embarcation.
Je navigue enfin sur ta chevelure d'ébène,
obscure et secrète comme le fond des océans,
tandis que s'y noient naufragés, ö sirêne,
mes  tourments emportés par ton chant.
Balloté par ton souffle, tes tempêtes de caresses,
je perds pied et bascule: "Un homme à l'Allégresse!".
Et mes doigts à la dérive se posent sur le rivage,
d'un Eden souriant, j'ai acosté ton visage.
Robinson devenu, éperdu je t'explore,
découvre tes lèvres: j'ai trouvé mon trésor.

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Mardi 9 octobre 2007
Nous roulâmes ainsi, dans un silence de mort à mesure que la vie reprenait ses droits sous l'aube naissante. Sans destination, sans but, à l'instar de notre relation, partie de nulle part pour finalement y finir.
Sans un mot, elle m'indiqua du bout de l'index, la sortie vers le centre ville du gosier.
Là encore la jeunesse guadeloupéenne riait, pleurait, se battait, se bécotait, se pelotait (Ô ma douce Lily quand connaîtrais-je enfin le plaisir de lire la passion des lignes de ton corps); je ralenti devant une immense tête d'indien (tête qui servait apparemment d'entrée à une de ces boites à la mode où les mâles friands de soirées mousse venaient assouvir les pulsions de leur cerveau reptilien contre des femelles dénudées, ou si peu habillées que le résultat était le même), qui vomissait de sa bouche béante, comme prise d'un étrange malaise, par spasmes une marée bilaire de T-shirts à gros logo, air force, et autres tallons aiguilles à dos nus.
Là encore les uns et les autres semblables à des vampires paraissaient dépérir à la lumière du soleil.
Le soleil est l'ennemi du clubber, il le rappelle avec vivacité à l'inanité de son existence; les apparences deviennent tas de cendres aux premiers éclats de lumière ,vampires vous dis-je...
Une vague de mépris m'envahi, puis un léger pincement au coeur: j'enviais leur insouciance, leur lubricité candide, leur popularité, leurs parties de jambes en l'air et leur bons mots.
Puis d'un revers de main rhétorique et empli de mauvaise foi, je me murmurai "vanité, tout n'est que vanité".
Retour du mépris.
Le mépris, quel doux ami. Jamais sentiment n'apportera autant de réconfort aux accidentés de la société, aux non populaires, à tous les has been et autres old fashionned victimes.
Plongé dans mes pensées, mes lèvres esquissaient malgré moi un rictus de satisfaction (je vous méprise vous autres les "cools", et j'aime çà), rictus que Lily d'une clairvoyance quasi surnaturelle interpréta très justement: "çà donne le vertige n'est-ce pas? tout ce vide, je veux dire ce gaspillage d'existences, çà me donne le vertige, et la nausée; accélère."
Bientôt nous arrivâmes sans trop que je sache comment  sur la "Datcha". 
La Datcha, une plage en plein centre ville du Gosier, face à l'îlet du même nom d'où, la nuit, la lueur rougeâtre du phare au milieu d'une obscurité totale semblait indiquer la route à ces âmes naufragées: "Vers la mer. Noyez vos corps après que vos âmes aient sombré. Encore quelques pas. Vers l'amer."
Nous nous installâmes sur la plage, toujours silencieux. Les yeux dans l'horizon, les ténèbres s'étaient retirées, et l'orangé troublé du ciel laissait sa place à un azur triomphant.
La mer lisse, comme figée, semblable au mercure, reflétait ce ciel l'embellissant çà et là de nuances argentées.
Tout n'était que paix.
Les derniers clubbers avaient dès les premières lueurs de l'aube, fuit dans leurs résidentielles cryptes; plus haut sur la place, là où s'affairent de coutume marchands et maraîchers dans un brouhaha éclatant de vie, plus haut sur cette place la solitude et le désespoir semblaient se promener incarnés dans deux chiens créoles maigres, boitant, l'oeil sournois et la truffe mesquine qui se disputaient un cadavre de bokit.
Majestueux sur leurs canots, les pêcheurs revenaient du large, la mine rongée par le sel mais le regard aiguisé par la rigueur de leur quotidien, ils ramèneraient  assurément avec eux quelque trésors arraché à la mer après la bataille de la nuit. Etrangement, le cortège traditionnel de malfinis, qui d'habitude virevoltaient de piqués en vrilles tentant vainement d'arracher une partie du butin pêché, avait pris des allures de deuil, les ailes en berne, comme échoués sur la plage.
C'est dans ce décor mêlant la mort des êtres à un ciel renaissant, que je me décidai à prendre Lily dans mes bras.
L'air était frais et aussi léger que la robe de ma belle.
Elle tremblait; je l'embrassai.
Sans grande assurance ma main glissa de ses cuisses  à ses seins, caressée par le tissu de sa robe.
Elle se laissa faire avec un air absent, comme non concernée par les événements.
Cet nonchalance me fît vaciller, et j'eu moi aussi comme une absence. 
Je pensais à cette fille que j'avais poursuivie dans la rue Frébault. Les images se bousculaient dans ma tête, et une forme de remord m'envahi.
A ce moment son regard croisa le mien avant de s'y abandonner totalement.
Elle m'étreignit d'une façon qui voulait dire "fais moi l'amour".
J'obéis.
(à suivre).

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Mardi 9 octobre 2007
LE deuxième numéro de la niouzleteur est arrivé. INSCRIVEZ VOUS vite pour profiter en exclu de mes états d'âme, de mes coups de coeur et pour être tenu au courant de l'actualité du blog.
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Mardi 9 octobre 2007
ce texte est le résultat de trois heures de cours sur les institutions et les politiques européennes...*
c'est fort, c'est fou, c'est fun...



Connaissez vous cet état de léthargie, où votre esprit, ivre de paroles vides, insipides et emplies d'un profond désintérêt se met à errer dans les limbes désertiques de l'ennui?
C'est une espèce de transe, d'état second, comme un cauchemar  éveillé. Tout  paraît plus lent, tout paraît plus long, tout paraît plus lourd. Le temps semble flâner sur des boulevards obscurs et tortueux avant de se perdre  sautillant et chantonnant dans le néant.
Aucun narcotique, si puissant soit-il n'est plus fort que l'ennui. Aucune substance dans ce monde ou les autres, ne vous plonge dans un état pareil.
Votre imagination, comme sous anesthésie, devient mollassonne, paresseuse, comme un célibataire en peignoir et charentaises.
Rien ne vous sauve de l'ennui. L'univers se drape de grisaille, et vous enveloppe de sa nonchalance.
Vous voulez fuir dans le sommeil? Vos rêves traînent des pieds, et ne s'animent que pour débattre avec la vivacité d'un sénateur, lequel tentera d'apporter sa dose d'inaction à votre ennui.
Là! Vous vous réveillez, vous avez compris: l'ennui n'offre pas d'échappatoires.
L'ennui est clairvoyant. L'ennui est rigoureux. L'ennui est averti.
On ne trompe pas l'ennui.
Vous pensez le tromper, y échapper en écrivant quelques lignes, mais c'est lui qui vous trompe. A peine  aurez vous le nez en l'air à la recherche de la bonne formule, du bon mot, de la métaphore qui fera mouche, que déjà vous sentez l'ennui revenir.
Je connais en ce moment même cet état.
Assis au 4ème rang d'une salle qui en compte 5, appuyé au mur de gauche,de droite si on entre dans la salle, salle qui par ailleurs compte 3 entrées dont 2 sont condamnées, (quoique ces dernières précisions à l'instar sans doute de tout ce texte n'ont strictement aucun intérêt si ce n'est de vous faire partager mon ennui profond); appuyé donc sur ce mur muni de trois ouvertures d'1m50 de haut pour 2m environ (je  ne dispose malheureusement d'aucun instrument de mesure métrique, qui me permettrait d'appuyer ma description de détails précis, mais que voulez vous que je fasse avec un mètre à un cours sur les institutions européennes?), trois ouvertures donc flanquées de baies vitrées troublées par la buées résultant de la condensation de l'air vaporeux s'échappant de nos cerveaux en pleine crise rébarbative, d'où (le "d'où" fait référence aux ouvertures, mais je sais que vous aviez suivi...)d'où donc, j'aperçois le périphérique: sortie pour la N12 à 600m, tout droit Cergy Pontoise, à Gauche la Défense les immeubles s'illuminent à mesure que s'éteint le jour.
Je baille et songe à me défenestrer.
L'ennui est le pire ennemi de l'homme.
Il est le complice de la déchéance.
Afin de tenter de le tromper, une multitude d'idées absurdes vous viennent à l'esprit; entendons nous bien: de nombreuses idées certes, mais pas de celles qui vous viennent comme un feu d'artifice, non, de celles qui dociles et disciplinées attendent patiemment leur tour (hé ho on bouscule pas!) et défilent dans votre esprit amorphe à un rythme martial, martelant une symphonie monocorde dans votre crâne.
Que l'on me dise que les guerres naissent de l'ennui de nos dirigeants, que je n'en serais guère surpris.
Je les imagine (Oh! une rêverie, retenons là avant qu'elle ne nous fuit); je les imagine donc tournant en rond dans leurs présidentiels bureaux, ne sachant que faire pour agrémenter l'inanité profonde de leur mandature, et faire (comme dans cette publicité pour la loterie nationale) tourner un globe terrestre avant de pointer le doigt et de l'arrêter au hasard sur un pays dont tout le monde se fout.
-Tiens on va attaquer l'Irak.
-Mais on l'a déjà fait çà deubeulyou
-ouais mais c'est le jeu ma pauvre zezette.
*bâillement profond*
Tiens le soleil est couché, le ciel se fait aussi sombre que le costume du triste sir en col blanc qui conscient d'être absolument rébarbatif tente vainement et sans vraiment y croire de susciter chez son auditoire (et quel auditoire! une trentaine de paire d'yeux vitreux, fixant l'infini, la bouche mi close, le ronflement hésitant...), un intérêt pour les institutions européennes.
*Bâillement encore plus profond, (fois 2)*
Il semble que mon cerveau n'aie toujours pas compris que la fuite onirique ne sert à rien.
Je sens le sommeil venir (hé! d'où les bâillements...mais vous aviez deviné n'est-ce pas). Luttons. Voilà qui pourrait (*re bâillement*) peut-être être assez passionnant (sick) pour battre l'ennui... Suis-je bête? (*5ème Bâillement*, vais-je m'endormir? le suspens est à son combe).
PFF. Pause relecture.
Je baille si fort, j'en ai des crampes.
20h18, encore 12 minutes avant la fin.
Je me sens comme un héros bécketien "çà va finir, çà va bientôt finir".
Fin du suspens, le sommeil abandonne.
Hourra... un brave inconnu tente une intervention (essai désespéré pour interrompre le monologue assommant du pingouin en face de nous, et créer un semblant d'interACTION). Que d'aplomb, que de confiance, que de courage.
Contre l'ennui, va, courre, vole....et te mange.
Hé non. Balayée d'un revers de main dédaigneuse l'intervention...
"C'est faux". Point. Barre.
Tiens 20h30.
Le pingouin se tait.
C'est Fini.
Ouf.

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Dimanche 7 octobre 2007

playlist: purple dreams

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