Plume hallucinogène

 

 


J
'écris pour la même raison que je respire, parce que si je ne le faisais pas, je mourrais.

Isaac ASIMOV

Bienvenue


"LA poésie mes chers amis, est l'incarnation sacrée d'un sourire

  La poèsie est un soupir qui sèche les larmes.

  La poésie est un esprit qui habite l'âme, qui se nourrit du coeur et dont l'affection est le vin." 

  "Khalil Gibran"

ptits mots doux

quel jour on est?

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fais tourner...

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Par Dar(écriture standard) et Kreyoll (écriture en italique). (résultat d'une discussion MSN avec cette chère DAR

Sur un masque, un sourire figé et accroché

Où les bavures s’oublient, écrasées sous la bruine

Va donc le fou de trèfle, égaré, décroché,

A la dérive marquée sous son bois mis en ruine,

Narrant ses épopées et ses rires de farine.

 

Mais néanmoins la joie garde le sceau de son cœur,

Outrageant la tristesse, fine gardienne de ses peurs.

Notre bouffon de cour, blanc de noir, cligne de l’œil,

Oubliant sans remords ses sombres pensées écueils.

 

Virevolte l’air vivace, sous ses habits opaques !

Arrive le fol hardi, la poésie en traque :

Reddition pour les ombres, victoire pour sa musique.

 

Et partout se font joie et grandiloquence,

Sous les effets du vin et des rires, le sage perd son éloquence,

Admire son doigt quand le fou sourit à la Lune

Et plonge son regard dans l'océan argenté d'une plume.

 

Quadrilles et ritournelles résonnent et font danser le ciel,

Tant et si bien que titubent les étoiles, comme noyées d'hydromel

Cavalant, gouttes rieuses dans l’écrin d’une rivière 

Elles l'emportent dans une ronde fantaisiste de lumière.

 


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Samedi 8 septembre 2007
Aux quelques visiteurs réguliers (ha ha) et autres  promeneurs de la blogosphère, j'ai le plaisir de vous annoncer la création de ma  newsletter, savament intitulée "on n'a pas inventé l'eau tiède, mais on a fait une niouzleteur" (oui rien que çà),  ou la niouzleteur de kreyoll pour les intimes,  où j'essaierais régulièrement de  parler de l'actualité du blog, de  livres, films, et autres blogs et sites web intéressant, peut être interviendrais-je aussi à propos de l'actualité... En bref, j'y insérerais certainement pas mal de choses que j'ai envie de partager, mais qui n'ont pas leur place à mon sens sur ce blog. N'hésitez donc pas à vous y inscrire (où ben juste dans la colonne de droite, mésssiiiii regardez bien..sous le calendrier, entre "recherche" et "fais tourner" haaaa ben tuvwakantuveuh!), afin de profiter (sic) à chaque publication d'un compte rendu des choses que JE (après tout c'est bien de moi qu'il s'agit) trouve intéressant. 


PS: Si au bout d'un certain temps je constate que tout le monde s'en fout (et là je m'adresse à mes chers amis qui se reconnaîtront) je vous inscrirai de force. C'est dictatorial comme attitude, mais j'en ai rien à secouer.

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Lundi 3 septembre 2007
A quoi bon sert de prendre la parole si ce n'est pour écrire?
Aucune injonction ne me parait plus fondamentale :
Ecrire ou se taire

Ecrire parce que c'est l'Art Absolu, le hussard définitif de la libre création. Absolu parce qu'unique  et total, absolu parce qu'infini et complet.
Art Absolu parce que le seul qui recquiert de l'imagination une totale et  incontournable intervention : par l'Ecriture, nous peignons le paysage sans cesse mouvant de nos destinées; nous avons le pouvoir de faire du monde notre argile, d'y sculpter nos rêves, d'y modeler nos émotions. Démiurges devenons nous quand par la simple force de notre plume et de notre invention, nous manipulons le monde pour le plier dans nos écrits à nos idéaux.
Ainsi recréons nous le monde à notre image.
Ainsi le lecteur recréera-t-il cette image à la sienne.
Car celà est aussi l'Ecriture, renouvellement et continuité, universalité et appropriation personnelle.
Ecrire, c'est l'univers qui s'adresse à chacun.
C'est donner un encrage terrestre à la mélodie du firmament; Ecrire c'est transcender l'éphémère musique et lui rendre sa liberté totale et définitive.
L'Ecrivain se fait soliste d'une symphonie scripturale, il est à la fois aux cordes, aux percussions et que sais-je d'autre?
Il est le sublime maestro.
Il est Le Joueur de plume.
ìl ne connait d'autre partition que celle des soubresauts de l'âme, d'autre solfège que l'expérience des émotions.
Il ne connait d'autre instrument que ses lettres, d'autre air que le fredonnement de son imagination.
Il fait de la cacophonie de nos vies, une mélodie, un opéra, un hymne.
Le joueur de plume, maitrîse donc cet art absolu, et flirte avec les essences.
Libre, il libère son public avec lui, et l'affranchi des entraves du réel pour redonner à son imagintion sa nature profonde: insufler la vie à toute oeuvre d'art, permettre le partage d'une vision, d'une émotion; et parce qu'elle permet la réappropriation par chacun de l'oeuvre, l'imagination stimulée par l'écrit assure la pérennité éternelle de celui-ci chez le lecteur.
Telle est enfin la visée ultime de cet Art Absolu: l'éternité.

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Lundi 3 septembre 2007
Je  me suis levé ce matin et je me suis apperçu de deux choses, la première c'est qu'il me restait encore un bon mois de vacances, la deuxième c'est que ces vacances ont vu  le dépérissement de  mon blog: pas un texte sérieux depuis plusieurs semaines; non pas que je sois trop occupé à la farniente pour me soucier d'écriture (quoique la lecture de Jean d'Ormesson  Odeur du temps, et l'application  et la rigueur quasi spartiate  que je mets à parfaire mon bronzage et à rattrapper mes heures de sommeil occupent une place prépondérente dans mon emploi du temps ministériel (de la défonce paresse oblige)), mais les quelques lignes que j'ai gratté ici et là le temps d'une émotion, entre deux siestes, ou en pensant à ma douce et tendre outre Atlantique, sont restées au stade d'esquisse, de brouillon, de schéma, bref, une petite série d'avortons avant la naissance (je n'en doute point) un jour de mon grand chef d'oeuvre;riez sous cape, vils moqueurs, mais mémorisez ces lignes, vous penserez à moi lorsque j'aurai ma place au Panthéon!! D'ici là je vous livre donc quelques vers un peu titubants, presque ivres de leur propre vanité, car si seuls sans leurs frères versifiés.

Ceux ci m'ont échappé au cours de mon arrivée en Guadeloupe, j'étais assez haut pour tutoyer les nuages, mais pas assez pour caresser le firmament (c'est pompeux je sais, mais j'aime).:

Le Ciel est une banquise où se perdent nos rêves d'enfants
Au dessus de nous, ils deviennent cristal blanc,
Vapeur glacée, car éloignée de nos coeurs,
D'où ils tiraient innocence, fantaisie, paisible chaleur.

Le Ciel est cet océan, fait de l'écume de nos tourments
Et d'un Azur lacrymal ou naviguent vils forbants,
Corsages pillant nos âmes, et amours d'adolescents,
Piraterie du plus bel âge sur le flot de nos vingt ans.

Entre temps j'ai atteri, et confortablement affalé dans un fauteuil, sur ma terrasse, les yeux dans la mer, l'esprit dans le vague, à l'heure où les gens honnêtes ronflent paisiblement, je contemplai la lune, de là viennent ces vers:

Naguère, la lune était complice de mon coeur solitaire
Assis face à elle comme une bouteille à l'amer
Dérivais-je ainsi, bileux,balloté par le tonnerre
Immuable romantique, triste comme le jour sans lumière,
Attentif au moindre souffle, à un soupir du destin
j'attendais qu'Aphrodite me fasse un signe de la main...

Enfin, (hé oui déjà enfin, mais je n'ai affirmé nulle part avoir été prolixte durant ces vacances), quelques lignes qui m'ont été susurrées durant mon sommeil, à l'adresse d'une demoisselle restée dans la grisaille parisenne. Ces vers lui sont dédiés.

La lune murmure ainsi que le poète taciturne
La complainte d'un amant esseulé parmi l'infini nocturne,
A demi ton, les lèvres mi-closes, une symphonie éclatante,
Qui par delà le tonnerre, pleure l'insupportable manque de mon amante.
Tend donc l'oreille et le coeur pour en sentir la puissance,
Et résonnera en toi le trouble que me provoque ton absence.

voilà. Ce sont les quelques lignes qui me sont venues depuis mon dernier post. Je vous souhaite une bonne fin de vacances, au moins aussi bonnes que les miennes.

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Jeudi 30 août 2007

playlist: purple dreams

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