ptits mots doux

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quel jour on est?

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Dimanche 22 juillet 2007

Surprenante envie d'écrire cette histoire effacée
accroché à ces sourires qui me reviennent du passé.
Ni requête, ni regret, mais revivre ce souvenir,
d'elles de moi, de nous, recommencer, en finir...
Retrouver le temps de cette enveloppante chaleur
imaginer auprès de moi celles qui me rendaient meilleur.
Ni le temps ni les mots ne pourraient faire battre à nouveau,
emprisonné mon coeur, dans un nostalgique caveau.

Cruel chatiment que de ne pouvoir oublier,
effacer les caresses de celles jadis adulées.
L'une et l'autre uniques parmi le nombre,
improbables étincelles, parmi les doutes et les ombres.
Ni les nymphes, ni les sirènes, séduisantes et pleines charmes; 
envoutantes tentatrices, n'ont pu depuis assécher mes larmes. 

Par kreyoll - Publié dans : kreyoll
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Samedi 7 juillet 2007

suite au commentaire de mon cher ami crazyfraizy sur le plaisir d'écrire, j'ai décidé d'approfondir la question.

Il y a de cela un an et demi, dans une quête éperdue de reconnaissance de mon hypothétique talent pour l'écriture, j'ai envoyé quelques textes à mon professeur de littérature. Admirable de prudence, et de tact, il me demanda si j'avais vraiment quelque chose à dire, et surtout pourquoi j'écrivais. Après de long mois de blocage et de réflexion, ces quelques lignes devraient répondre à cette question.

 

Du plaisir d'écrire.

J'aime à comparer l'écriture à une partie de jambes en l'air. Non pas pour le plaisir rapide, sans engagement et presque malsain qui en découle, mais pour la vanité du geste. Faire l'amour, baiser, s'envoyer en l'air, forniquer, bref atteindre le septième ciel après un nombre plus ou moins grand de frottements selon la forme, le désir, la fougue, sans optique reproductive, c'est aussi écrire.  Ecrire parce que l'acte n'a rien de constructif, il ne s'agit pas de laisser une trace, un message, un gosse, un héritage. Il s'agit du plaisir. Simplement du plaisir. Plaisir atteint apres contact de la plume sur le grain délicieux de la feuille, de mes doigts se promenant amoureusement sur un clavier offert sans conditions, plaisir atteint après un nombre plus ou moins grand de caractères, selon la forme, le désir, la fougue.

Mais tout cela n'est que verbiage intellectualiste.J'écris pour le plaisir que cela me procrure, plaisir de la beauté des lettres, plaisir de combler mon lecteur. Car pour tout coït il faut au moins être deux. Moi qui écris toi qui me lis. Pas de message, pas de morale, pas de but. Juste du plaisir. Un plaisir vain, gratuit, éphémère, lache, fuyant, intense, puissant, épuisant, égoiste, et pourtant si généreux.

Je n'écris pas avec mon sperme ou autre fluide du même genre, mais écrire pour moi relève de se plaisir que l'on se donne, sans forcèment s'engager par la suite.

Ecrire c'est aussi bien une passe rapide dans un hotel miteux, que la rencontre adultérine de deux amants, ou encore que le devoir conjugal accompli avec ardeur par la femme au foyer.  Des choses à dire? Du plaisir à donner, du plaisir à prendre, du plaisir à partager.

Laisser une trace? Mis à part un sourire satisfait sur ta face et la mienne, aucune trace ne m'intéresse. Ces lignes sont une boite échangiste ou je m'envoie en l'air seul ou plusieurs, et chacun rentre chez soi. Et si par bonheur (Ô joie intense) l'orgasme littéraire est atteint, c'est béat et léger que tu t'en iras, ou me reliras...

Je ne suis pas satisfait de ces lignes, mais il est 4H40, je manque de sommeil, une jolie demoiselle s'est endormie à coté de moi.

 

Par kreyoll - Publié dans : exutoire
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Jeudi 5 juillet 2007

C'est une belle soirée pour s'en aller.

Etrange comment les choses nous paraissent tout de suite plus importantes une fois qu'elles disparaissent; comment nos reproches ne se sont plus qu'un écho lointain, agonisant, suppliant, pénitent même, une fois le vide fait à côté de soi. Tragique comment ces bras... tragique comment ses bras peuvent manquer quand il est clair que plus jamais ils n'enlaceront notre tristesse pour lui apporter le réconfort par la chaleur d'un baiser déposé du bout de l'âme. Violentes les claques, les crochets, les uppercuts que la vie peut nous mettre juste histoire que l'on percute. Il faut grandir.

C'est une belle soirée pour se laisser aller.

Plaisir de l'ivresse, désir et paresse, la volupté de la nonchalance avec ou sans substances. S'abandonner, regretter, replonger,se déserter, revenir,  se fuir, se pardonner échouer et repartir sans jamais se retourner, se mentir mais se retourner,se quitter mais espérer de se voir s'améliorer. Il faut mûrir. Et l'on rigole doucement du monde et des gens, de la gronde des sentiments, moqueur, détaché, cynique, blasé, seul. Si seul. Trop seul. mais il faut sourire.

C'est une belle soirée pour la laisser s'en aller.

Vivre en accélérant sa chute, comme ivre de mener cette lutte. Feindre l'indifférence face à la mort, la déchéance; et à tort abuser de l'insousciance. Rechercher l'amour, le trouver, y renoncer, regretter, recommencer et chuter à nouveau. Sortir, séduire, serrer, en l'air s'envoyer, attérir, s'écraser, ou partir sur la pointe des pieds. Mais faut-il souffir? Entendre ses larmes résonner, 21mètres carrés, un canapé, une soirée et l'éternité pour s'introspecter. Sortir, séduire, serrer, en l'air s'envoyer, attérir, s'écraser, regretter et partir sur la pointe des pieds.Et toujours ces 21 mètres carrés, pour 22 années à tourner en rond. Fleurs du Mal et mal-être, peur viscérale du paraître. Et admettre enfin sa banalité, la sombre réalité d'une existence moyenne. Se dégoûter, renoncer, se pardonner, recommencer.Sortir, séduire, serrer, en l'air s'envoyer, remettre çà avant de partir sur la pointe des pieds. Il faut en finir.

C'est une belle soirée, pour la laisser et s'en aller.

Par kreyoll - Publié dans : exutoire
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Jeudi 5 juillet 2007

Motivé par mon cher ami crazyfraizy, et parce qu'il faut entretenir ma plume, j'ai décidé d'entamer une série de billets d'humeurs.

J'essaierai tant que faire se peut d'avoir un rythme de publication régulier. Tout dépendra de ce que j'aurai à dire (ou pas!).

j'ai choisi de nommer cette série de textes "exutoire". J'ai si peu à dire, tant à crier, qu'il me faut l'écrire avant de sombrer.

Par kreyoll - Publié dans : exutoire
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Mardi 3 juillet 2007

c'est peut-être pas le plus élaboré, mais il est sorti comme çà. Certaines choses marquent définitivement la fin d'une époque.

 Parce qu'il faut laisser partir,

Oublier, réapprendre à sourire;

Et qu'un coeur délaissé,

assombri le passé.

Parce qu'elle enlacée dans ses bras, j'ai cru mille fois choir,

A mon coeur défendant, je dois lui dire au revoir.

Parce que la nostalgie n'est qu'un rêve, une perfide illusion

Et qu'à ses cotés se trouble encore ma raison;

Parce que le souvenir s'accompagne d'amers regrets

Et de l'espoir inutile qu'un jour elle reviendrait.

Ne plus tendre la main, la regarder s'éloigner,

Accepter que son coeur ne soit plus mon foyer.

Parce qu'enfin le temps ne rend pas les larmes plus douces

Et que le futur, ma bile désespérée éclabousse.

Il faut comme une rengaine se répéter Carpe Diem

Pour  tolérer qu'elle ne me dise plus jamais je t'aime.

Voilà pourquoi est-ce si dur de pallier son absence,

De l'effacer, de dépasser, sans sombrer dans la démence.

Mais pourquoi la vie se refuse à être un conte merveilleux,

Pourquoi finir, et me résoudre à lui dire Adieu?

Par kreyoll - Publié dans : kreyoll
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Mardi 26 juin 2007
De passage sur le net, je jette un coup d'oeil rapide à mon blog, et tombe sur un comentaire de nade75, en bon blogueur que je suis je v jeter un coup d'oeil au sien (http://nade75.over-blog.com/), et ce que j'y ai lu m'a poussé à écrire un commentaire qui lui mêm m'a rappelé un texte que j'avais écrit sur le plaisir d'écrire. c'est lui que je vous livre dans l'instant.
PS: c'est un freestyle posté sur www.litterateur.fr (la dynamique de l'écrit-vain)

Et puis aussi subitement qu'une envie de se masturber (hé oui, j'ai des envies comme çà, pas vous?), j'ai ressenti l'immense besoin d'écrire quelques lignes, sans savoir de quoi parler, à qui le raconter, juste écrire un trentaine de lignes (à une ou deux vaches près!).
C'est ainsi que je me retrouve, devant mon écran à taper une succesion de lettres qui dans mon esprit n'évoquent plus rien de vraiment clair, et qui fera surement naître des interrogations chez ceux qui s'attarderont sur ces considérations d'ordre plus ou moins métaphysiques; mais qui à mesure qu'elles s'inscrivent à l'écran me font éprouver un soulagement quasi post-coïtal.
Car oui, écrire pour moi ce n'est pas faire l'amour, c'est baiser.
C'est comme dans une soirée bien arrosée, où l'on rencontre cet autre que l'on désire sans même lui avoir parler.
J'écris comme je m'enverrais en l'air avec une parfaite inconnue à l'arrière d'un bar glauque de la rue de la soif (ha Rennes, tu me manques parfois).
Cà me prends comme çà, aussi intensément qu'une érection dans une boite de nuit collé à ma belle inconnue.
Bien sûr, on peut trouver sordide mon rapport aux lettres, mais croyez moi, on ne se sent jamais aussi bien qu'après une bonne partie de lettres en l'air.
Ô puritains de la littérature, traitez les lettres en demoiselles, courtisez les, séduisez les, déflorez les à coup de plume à l'ombre d'un manguier (ou d'un chêne, je ne suis pas exclusif géographiquement). Amusez vous seul ou amenez des amis. Si vous savez vous y prendre, elles ne seront pas farouches, et si vous maniez la plume avec hardeur, elles vous feront atteindre une extase sans égal.
Mais prenez garde, ne vous y attachez pas.
Comme cette inconnue dans le bar remonte sa cullote, disparaît et vous oublie à tout jamais, comme les lettres malgré cette intimité bestiale juste avant partagée, peuvent vous oublier et vous laisser dans la détresse la plus totale.
Voilà, je me sens soulagé, vidé, exténué.
Dèrnière petite chose...
Si quand j'écris, je baise les lettres...toi qui m'as lu, tu ne serais pas un peu voyeur sur les bords....?
Par kreyoll - Publié dans : kreyoll
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Mercredi 23 mai 2007

Je voulais t'écrire mon frère
quelques lignes pour t'armer dans la vie,
te prévenir des faux semblants, du superflu et de l'envie.
Je voudrais te dire mon frère,
que ton adolescence est une chance,
que toi seul mène ta danse,
que ton destin t'appartient
nul ne saurait être un frein.
Je voulais te dire mon frère
qu'une famille çà se soigne,
et que ceux qui l'ont perdue, amèrement en témoigne;
que c'est par leur respect que tu brilles
et qu'ils te soutiendront si un jour tu vacilles.
Je voulais te dire mon frère
que le style ne fait pas l'homme,
et qu'hostiles sont ces fantômes,
vides de sens, apôtres du superficiel,
et qu'une âme profonde peut conquérir le ciel.
Je voulais te dire mon frère,
de biens choisir les tiens,
car tes amis d'aujourd'hui seront demain tes soutiens,
de te méfier des apparences et je te le répète encore,
que pour le métal comme les hommes tout ce qui brille n'est pas or.
Je voulais te dire mon frère,
de toujours prendre le temps de vivre,
de te saouler de ta jeunsesse, jusqu'à en être ivre.
Je voulais te dire mon frère,
qu'il n'y a pas de modèle à suivre, vis tes propres rêves,
car cette vie est une bataille qui n'accorde pas de trêves;
qu'aujourd'hui tu construis celui que tu seras de demain,
qu'il faut suivre son coeur sans s'écarter du chemin.
Je voulais te dire mon frère,
que temporel est le matériel,
et qu'il n'y a que le coeur mon frêre qui soit vraiment éternel;
que force et bravoure ne seront que pures vanités,
si par la compassion et l'amour ton coeur n'est point habité.
Je voulais te dire mon frère,
de chasser en toi l'orgueil avide de splendeur,
c'est par tes actes, plus que l'image que tu révèlera ta grandeur;
ne partage pas rumeurs et médisances car les mots peuvent blesser,
difficile de guérir de leur morsures acérées.
Je voulais te dire mon frère,
quel homme je veux voir en toi,
que demain comme aujourd'hui, je sois fier de toi.

 

(ouais bon çà fait un peu "tu seras un homme mon fils", mais je sais que vous ne m'en tiendrez pas rigueur)

Par kreyoll - Publié dans : kreyoll
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Lundi 21 mai 2007
çà c'est un de mes textes chanté par darko aka fou de trefle et mis en musique par voxros.
il s'agit de "dans un bar"


http://voxros.free.fr/EntreBuenosAiresEtChateletLesHalles.mp3
Par kreyoll - Publié dans : kreyoll
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Samedi 19 mai 2007

Mon âme fût effleurée par ce regard, comme marquée dans l'instant,

par un doux rêve, un délire,une romance en noir et blanc,

Pur et fragile souvenir de porcelaine,

Ce visage, un paysage, un astre dans la nuit d'ébène.

Comme l'espoir d'un lendemain, car dans ses yeux se métissent,

tandis qu'implacable et paisible le crépuscule glisse,

au lointain l'horizon d'un océan versatile

et l'éclat reposé d'un soleil trop tranquille.

Et mes sens encore émus de cette caresse monochrome,

alors que bouleversées ainsi mes certitudes d'Homme,

m'exhortèrent à écrire ces pâles et quelques lignes,

comme un cri à cette muse, un appel, un signe,

une déclaration, un aveu, un soupir,

lui dépeindre par ma plume tout ce qu'elle m'inspire.

Par kreyoll - Publié dans : kreyoll
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Mardi 15 mai 2007

Mon coeur tempête à mon crâne, me murmure, m'interpelle, me dit;

que j'ai les idées noires comme Chatelet une nuit, un samedi;

Qu'y rêgne comme sur Paris, un atmosphére de solitude, et l'arrière goût des larmes amères,

d'une anonyme égarée dans cette rame de RER;

Qu'un apprenti Bob Marley, caressant sa guitare,

malgré son cri de rédemption, ne saurait couvrir le fracas du désespoir.

Et avec un poême parlant d'amour éperdu,

un mélancolique, un mélomane, une demoiselle au sourire perdu;

nous formions un quatuor étrange dans le fracas de la féraille,

glissant dans nos mondes comme balottés par les rails.

Planant puis sombrant, tour à tour dans cette rame;

méditions solitaires sur notre délicieux drame.

Peut-être voyagions nous vers cet ailleurs lointain;

que j'espère autant que redoute la venue du matin.

De  cette rencontre fantasmagorique m'est restée une émotion,

une idée, une pensée, une larme sur une partition,

une inspiration, un signe, un rêve;

des lignes une impression, trop brêves.

 

 

Par kreyoll - Publié dans : kreyoll
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