Plume hallucinogène

 

 


J
'écris pour la même raison que je respire, parce que si je ne le faisais pas, je mourrais.

Isaac ASIMOV

Bienvenue


"LA poésie mes chers amis, est l'incarnation sacrée d'un sourire

  La poèsie est un soupir qui sèche les larmes.

  La poésie est un esprit qui habite l'âme, qui se nourrit du coeur et dont l'affection est le vin." 

  "Khalil Gibran"

ptits mots doux

quel jour on est?

Juillet 2008
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Aujourd’hui est un jour exceptionnel, tant il se conforme aux précédents. Je suis convaincu qu’une telle monotonie dans l’existence relève de l’extraordinaire ou du surnaturel. Aucune autre explication ne me paraît recevable.

Un sage marseillais a dit « demain, c’est loin » et moi je me trouve encore trop près d’hier.

Vous vous dites « encore un qui va nous bassiner avec le temps passé » et vous avez raison. Je trouve jubilatoire (et c’est au-delà du jeu de mots que cela me permet de placer ici), de passer son temps à penser au temps qui passe, tant le passé, cette farce, qui à mesure que l’on se lasse, tend vers l’oubli et s’efface.

Voilà j’ai expulsé les premières lignes nécessaires à amorcer la pompe ; je vais pouvoir recommencer mon récit.

 Je reprends ma vie de merde…j’en étais là.

Ma vie est donc merdique, c’est ainsi que l’a voulue mon créateur, et c’est d’ailleurs la raison même de mon existence.

En ce moment, mon moral s’est indexé sur mon pouvoir d’achat.

J’ai reçu le troisième courrier de rappel de ma banque ainsi qu’un appel d’une société de recouvrement.

Qu’on ne me demande pas comment va le moral.

MERCI.

J’ai fait un petit calcul.

Le sex appeal est proportionnel à la confiance en soi, qui est-elle même relative au moral.

Si l’on simplifie l’égalité, on arrive à l’idée que ma libido est fonction du pouvoir d’achat et de mon sex appeal.

Posons donc :

libido soit: F(pouvoir d’achat) +  Sex appeal

En remplaçant mon pouvoir d’achat par sa valeur on obtient :

Découvert + fauché= branlette sur pornos gratuits.

Je mets au défi quiconque de remettre en question la rigueur scientifique de cette démonstration.

Quoiqu’il en soit, encore une fois je vous ballade sans vraiment vous raconter d’histoire, c’est vrai que mon baratin reste un compte de faits, sans Clochette ni Carabosse, avec Clochard et Clara Morgane (qui elle bosse avec les sept mains et Alice,et croyez moi c'est une merveille). Plöt Romanoff ou l'art et la manière de ne parler de rien. Bien, je m'aperçois qu'il est plus compliqué que je ne l'aurais cru de en parler de rien. Je pourrais interpeler à nouveau mon incompétent d'auteur, mais la double mise en abîme a son charme, mais s'essouffle très vite quand elle sert à masquer mon absence d'idées. Ce texte était un coup de plume dans l'eau.


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Jeudi 20 mars 2008
Il faudrait que je vous parle maintenant, du moins si je veux conserver une certaine cohérence dans mon récit, de la source de mon désir de conquête du monde, ou de mes amis et des ambitions folles qu'ils ont la sottise d'avoir pour moi.
Il faudrait. Mais laissons ma mère, mon pénis et Freud tranquilles.
Puisque je suis le maître du monde que je me crée, autant que je le façonne à mon image. Tiens çà me rappelle quelque chose...
Quand même si l'on y réfléchi bien, je suis maître et créateur de mon monde, tout en étant moi même la création de mon auteur. 
Arrêtons-nous une minute et pensons.
Je suis donc créature et créateur, disposant d'une volonté propre, mais toutefois soumise au bon vouloir de mon auteur.
Il m'incombe la responsabilité de mes actes et de mes paroles, mais je rends quand même des comptes à mon auteur qui au final peut s'il le désire, faire de ma vie un enfer.
Il m'a créé à partir d'encre et de papier, et au commencement de mon monde était son verbe.
Bref je m'arrête là. La démonstration n'avait pas pour but unique de flirter avec le blasphème ni de déifier mon auteur (il n'a pas besoin de moi pour çà), mais si l'on considère que l'on peut être créateur et créature, mon auteur peut tout aussi être la créature créatrice d'un autre créateur. La vraie et grande question de tout ceci, c'est ce dernier créateur est-il aussi créature?
Bien une fois déchargé mon trop plein métaphysique de la semaine en considérations aussi inutiles que faussement philosophiques (que voulez vous, à force de squatter les comptoirs, on fini par avoir la pensée qui va avec) je peux reprendre ma narration.
Je ne vais donc pas, en tout cas pour le moment, vous parler de mes amis et de mes désirs secrets. Encore quelques préliminaires avant que vous ne pénétriez mon esprit.
Je suis donc l’Oscar Dufresne de mon auteur. Je vis pour lui une existence fantasmée, son existence en mode fantasme si vous préférez.
J’aurais pu utiliser un autre double célèbre du genre Jekyll et Hyde, mais c’est un topos de la schizophrénie, soyons originaux.  
Il y avait aussi les frères Bogdanoff, Igor ou Grichka selon le degré de répulsion souhaité. Mais… Non mais rien, juste non. Simple délit de faciès.
Restait Tyler Durden, mais le côté beau gosse anarchiste ne collerait pas, et puis il manque un peu de romantisme.
Oscar Dufresne de mon auteur (F.Beigbedder me pardonnera surement l’usage abusif que je fais de sa créature ou pas, s’il trouve mon style pitoyable), je suis pour lui tout ce qu’il n’est pas ou plus.
Déprime, romantisme macabre, idées noires, dépression, spleen. En clair la vie d’un jet-setter sans la jet-set. J’y pense, il doit se nicher parmi les rares lecteurs quelque Olybrius qui ne connaît pas Oscar Dufresne, dans ce cas je vous conseille vivement de lire « L’égoïste Romantique » d’un certain F.B,  c’est pas de la grande littérature, mais çà à son charme lorsque je siège.
Mais çà je vous l’ai déjà dit. Ce que vous ne savez pas, c’est pourquoi mon imbécile d’auteur (j’espère qu’il relira çà), m’a créé.
Cet énergumène s’avère n’être capable d’écrire que lorsqu’il est au fond du gouffre, mais ces temps ci, tout va bien.
Du coup pas une ligne depuis des semaines, il enrage mais n’écrit toujours pas.
Il s’astreint à écrire, peut importe quoi, mais n’y arrive toujours pas. Alors qu’est-ce qu’il fait ce malade ? Il me crée pour vivre la merde à sa place.
C’est Bibi qui va devoir se taper toutes les déprimes, les engueulades, le manque de thune, le sale temps parisien…
Mais je lui réserve un chien de ma chienne à cet enfoiré d’écrivain raté.
Il voulait de l’antihéros ? Du looser pur souche ? Du poisseux de compétition ?
Je m’en vais lui en donner pour son argent.
 
         La Vie Passionnante de Kréyoll.
Ha on fait moins le malin !! Dorénavant la créature se rebiffe, tant pis pour sa gueule.
Pourtant depuis Frankenstein, tout le monde sait que la créature diabolique fini toujours par zigouiller son créateur.
Faut être con des fois.
Mais puisque je n’ai pas les moyens de l’occire, je m’en vais derechef le réécrire.
 
La Vie Passionnante de Kréyoll.
 
 
8heures et en ce Mercredi de mars, Paris revêtait ses habits de novembre et m’offrait pour mon arrivée à la fac, une pluie glacée en guise de haie d’honneur, et pour tout tapis rouge, un réseau de flaques dans lesquelles baignaient mes lacés détachés.
Un beat de la Mafia k’1-Fry assourdissait ma migraine qui semblait tempêter avec plus de mesure dans mon crâne.
« Un noir à l’Elysée c’est pas possible, mais pour le reste j’crois bien que tout est possible ». Voilà qui contrarie mes projets songeai-je.
Figaro, clope, café. Taxés.
Pages Sport et pages économie poubelle. La Ligue 1 ne mérite que mon mépris, les acteurs de l’économie de marché méritent de jouer en  Ligue 1.
Trois heures de cours s’enchaînent, j’assiste à la première et la dernière, entre les deux il me semble avoir dormi, tant pis pour l’intervenant.
Coca, Prince de Lu. Mon déjeuner est pris.
Une immense fatigue m’habite, et du haut du 5ème étage de Dauphine, je regarde le sol avec envie. Jimi Hendrix ne suffit plus à calmer mon spleen, et je pense à merfdsfgpokret……………………………………………………….........
 
C’est quoi ces conneries ?Parce qu’il croyait vraiment pouvoir être à la hauteur de son auteur ? Mon cher Plöt, tu n’existes même pas, je t’ai crée, te fais parler, et quand tu échafaudes des stratagèmes pour me prendre la place, c’est moi qui te les souffle. D’ailleurs je t’écris ici, mais ç’est à moi-même que j’écris.
Reprend ta place créature et fait pas de vagues.
 
 
LA VIE PASSIONNANTE DE PLÖT ROMANOFF
 
Merde, je me suis fait avoir. Comment il l’a su ? C’est vous qui l’avez averti ? Bande d’enfoirés ! Qu’importe, je l’aurais ! (Plöt, je suis encore là). Voilà qu’il se prend pour Dieu à me faire des apparitions, et me faire entendre des voix. Et pourquoi pas le ciel qui se déchire et un coup de tonnerre qui va avec ?!
(…)
Tout bien réfléchi çà ira pour cette fois.
Je reprends ma vie de merde puisque c’est ce que mon dieu de pacotille le veut.
 

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Mercredi 12 mars 2008

J’étais dans le RER A, un vendredi vers 13h, quand j’ai eu cette révélation : je ne serai pas le Victor Hugo du XXIème siècle, ni le Baudelaire, peut être même pas le nouveau Pennac, c’est dire. Mais rassurez vous, je le vis bien.

Je suis convaincu que l’histoire ne supporterait pas un autre génie littéraire de cette trempe. En quelque sorte, je rends service à l’humanité en ne lui ajoutant pas un autre cerveau à célébrer.

Je me présente, Plöt Romanoff. Noir comme mon nom l’indique. J’ai l’âge de mon lecteur, 23 ans, 47, ou 18.

En dessous, je déconseille fortement ma lecture. Non pas que je ne sois pas un modèle, ou que mes écrits choqueraient quelque adolescent purulent, mais je ne les aime pas. Alors qu’ils ne me lisent pas. Tout simplement.

Je suis un peu à mon auteur, ce qu’est Oscar Dufresne à Frédéric Beigbedder, sans les femmes, la coke et le fun. En somme il ne reste qu’un égocentrisme mégalomaniaque et sans bornes, et une déprime aussi absurde que chronique.  Mais çà aussi je le vis bien.

 Enfant je voulais être maître du monde, mais la filière était déjà encombrée. Alors j’ai voulu devenir archéologue ou rappeur.

Le rap a cela en plus de l’archéologie, qu’il donne non seulement accès à des trucs rares brillants et chers, mais qu’en plus on peut s’envoyer en l’air, raconter de la merde et massacrer la langue tout étant admiré et payé pour çà.

En seconde j’écrivais mon premier texte, qui parlait de salopes, de cash money et d’enculer le système. Ma mère tomba sur le texte, m’en colla une. Le rap m’apparu trop dangereux comme milieu.

J’optai pour la Science Politique.

 

AVERTISSEMENT AU LECTEUR.

SI VOUS CROYEZ TOMBER SUR UNE ŒUVRE LITTERAIRE DE PREMIER ORDRE, UNE AUTOBIOGRAPHIE, UN POLAR OU N’IMPORTE QUEL ECRIT DE GENRE, ARRETEZ LA LECTURE.

CECI N’EST PAS UN ROMAN, ET NE PRETEND SURTOUT PAS L'ÊTRE.

JE VOUS AURAI PREVENU.

J’ai donc choisi la science politique, moyen pratique et reconnu pour accéder aux strass et paillettes. Je ne vous ferai pas la liste des anciens de Sciences Po reconvertis en écrivains, comiques ou autres artistes à succès, vous n’aurez qu’a googliser « artistes, sciences po » et vous trouverez. On trouve tout sur Google. (Je ne touche aucune rémunération pour cette pub).

J’aurai pu faire HEC, mais çà faisait trop Mickaël Youn.

L’avantage avec cette filière c’est qu’on peut devenir un connard de Jet-setter, la culture en plus. Quoi de plus irritant qu’un mec cocaïné qui vous cite Proust et analyse avec brio la politique étrangère du Zimbabwe ?

Beaucoup de mes amis placent énormément d’espoirs en moi. Non pas que je sois brillant, ou apte à réussir. Ils ont l’audace de ne pas croire en Dieu, mais la paresse d’être athées. Alors ils croient en moi.

Pourquoi pas, je ne suis pas Paris, mais je vaux quand même bien une messe.

Et puis me vénérer, c’est comme le sexe, çà a son charme quand je suis seul, mais c’est quand même plus drôle à plusieurs. Je ne parle même pas du plaisir que leur procure chacune de mes saillies (verbales ?).

« Ouvrez donc les oreilles que je vous éjacule mon verbe ».

Je n’ai écrit que 542 mots et j’en arrive déjà à me demander de quoi vais-je bien pouvoir traiter dans ce texte.

Parce qu’au final il n’y a de vraiment intéressant que MOI, je vous parlerai de moi. De toute façon c’est encore le sujet que je maîtrise le mieux, et je dois avouer que çà me passionne.

Et soyez honnêtes, c’est quand même plus intéressant de lire quelqu’un passionné par son sujet.

 

Plôt Romanoff est donc un noir, d’un mètre quatre vingt quinze à quelques vaches près. Plöt Romanoff aime parler de lui à la troisième personne du singulier parce que mine de rien çà a de la gueule ; mais Plôt Romanoff n’en a rien à foutre d’Alain Delon, grand acteur certes, mais dont Plöt Romanoff continue de se foutre allègrement.

Parce qu’il va être pénible de tenir tout le texte ainsi, JE retourne à la première personne. JE vais simplement utiliser les majuscules quand JE parlerai de MOI.

PLÖT ROMANOFF, un homme en MAJUSCULES.

C’est beau comme une réclame.

PLÖT ROMANOFF, parce qu’IL le vaut bien…

Sciences politiques donc. Pour être artiste. JE n’ai pas une voix particulièrement belle (oui çà aussi JE le vis bien), JE ne connais pas le solfège et JE ne suis pas particulièrement drôle. Quoi, il faut bien le reconnaître, JE n’ai rien d’un Coluche, d’un Gad Elmaleh, ni d’un membre du parti communiste.

Alors J’ai choisi d’écrire.

L’avantage c’est que cela ME permet de renouer avec MON rêve d’enfance : être maître du monde. A défaut de conquérir celui déjà existant, JE crée le mien, ce qui ME donne une dimension démiurgique et satisfera amplement la paresse religieuse de MES amis.


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Vendredi 29 février 2008
Bon je ne suis pas Chiraquien, encore moins de droite, mais  sérieusement, quand on  nous sert çà
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J'en arrive à regretter ce cherchirac.3.jpg



























Parce que les 





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de pacotille
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Vraiment on en a soupé.
Alors Jacques on regrette de t'avoir fait chier, revient et montre lui comment un président de la république "viril" règle ses comptes...
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Jeudi 28 février 2008

playlist: purple dreams

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