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Dimanche 23 avril 2006 7 23 /04 /Avr /2006 14:42
 
Atelier d'écriture, 24/10/05
Imaginer que le personnage fait un choix différent, mais c'est un choix antisocial, à l'encontre de ce que l'on attend de lui.

Miroir, miroir.. dis moi qui est ce gros con, en face de toi?
Encore une journée, encore mes soupirs, encore une journée de ces débectants sourires.
Et quoi? De toute façon, je les emmerde. Ces métrosexuels-électrofunkypunkdemédeux. Oui je résiste à la pub, leur tracts, leur formatage. Merde aux capitalistes, aux altermondialistes, et aux èremmistes.
Je dois choisir un camp Bien sûr.
C'est humain. Ben voyons!
Désormais, j'emprunte la voie la fatalité. Aléa jacta est. Et que les biens-pensant, continuent de jacter. Je suis l'Etre Humain. Les autres, je les rencontrerai dans le sens opposé, quand je cesserai d'arpenter la voie de la sincérité.
Antisocial? Marginal? A coté de mes pompes?
Mieux vaut à côté qu'enfoncé dans mon crâne.
J'ai 40 ans, et 3 grammes de cholestérol, une femme, un jeune con de fils digne de son père.
Et je me casse, je vais voir ailleurs s'ils n'y sont pas. Ailleurs, seul, loin. Quitte à se faire chier, autant le faire avec quelqu'un qu'on aime.
L'homme, un animal social? Chuis juste un animal. Un animal qui les emmerde.
Surprise! Cette fois, c'est la bonne, je me casse! Çà me ressemble pas? Tant mieux!
Bazin avait raison, je pense donc je contredie.
Par kreyoll - Publié dans : textes en atelier d'écriture
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Dimanche 23 avril 2006 7 23 /04 /Avr /2006 14:37
Aigre est ma couleur, s’enflamme la mélanine,
Nègre est ma douleur, ses paroles se font morphine.
Il ne reste plus que l’encre pour éponger mes pleurs,
Cette « tâche » de votre histoire assombrit mon avenir, j’ai peur.
Des idées nègres plein la tête, je songe à Solitude.
Devrais-je reprendre la lutte d’Ignace contre la servitude?
Renier ma mère ébène pour une fol coche Républicaine?
Éclaircir mon identité pour intégrer ta race humaine?
Car c’est la vraie la question. A défaut de la mienne tu te voiles la face.
Tu me dit « typé » pour atténuer ma « race ».
Et tu me parles »ethnies »quand tu penses « tribu ».
Tes pré-jugés me condamnent, et j’en paie le tribut.
Je dois courir, danser, te faire rire pour mon droit d’exister,
Faire taire ma fierté, mon âme et grandir frustré.
J’enrage, mais malgré tout je ne te hais point. Tu es mon frère.
Tu es le descendant de Marianne, et tes pères sont les lumières,
Mes racines sont obscures. Adopté par ta mère, fils d’un père fouettard.
Je suis fils d’esclavage, ma mère est République, et pour toi, mon frère, je ne suis qu’un bâtard.
Par kreyoll - Publié dans : kreyoll
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Dimanche 23 avril 2006 7 23 /04 /Avr /2006 14:09
Encore cette odeur de mélancolie, encore cette atmosphère qui pèse sur mes sens comme le remord du bourreau.
Mes idéaux s’en vont un peu plus chaque fois que je vomis ce monde, enivré par sa déraison.
Ô Dieu de lumière, tes hommes sont abat-jour.
Et l’obscur teinte le futur.
Et l’espoir feinte d’y croire.
« Les jeunes, çà fait la révolution. »
A quoi bon, nous tournons juste en rond.
Tout cela n’est qu’une valse macabre,
plus je titube, plus ce cirque m’accable.
Les grands de ce monde font des rêves,
les miens se dissipent dans le brouillard de l’aube,
vaporeuse absinthe qui enflamme mes illusions, échauffées par un soleil moqueur.
J’ai perdu l’ivresse de l’innocence, celle du grand soir, de l’optimisme militant.
Mes lendemains déchantent, et ne me reste que la gueule de bois.
Je les envie ceux là même que je décourage,
Ceux là même qui s’engagent.
Ceux là dont les hourras triomphants, résonneront dans mon lointain crépuscule.
Par kreyoll - Publié dans : kreyoll
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Dimanche 23 avril 2006 7 23 /04 /Avr /2006 14:04
 
Des ectoplasmes, des êtres sans visages ; vides de sens, vides d’essence.
Cette impression de solitude, de gène.
Je ne suis pas à ma place, et un ailleurs suppliant me conjure de m’en aller.
« Je voulais être seul, trop tard j’étais déjà né ».
Et je ne suis aujourd’hui qu’un étranger de plus. 6 milliards d’étrangers dirait Desproges.
Des formes s’agitent autour de moi, me menacent puis m’embrassent, elles m’enlacent.
Je trépasse.
Des rires hypocrites, des soupirs condescendants, un brouhaha stupéfiant.
Je ne vois plus les hommes, j’entends leurs mesquineries.
A écouter leurs cœurs, j’ai vu mon âme en sanglots.
Triste.
Le paysage se brouille, ma conscience me renie.
J’étouffe.
Je me noie dans une flaque de larmes, comme tiré vers le fond par autant de fant-hommes, et de bonnes intentions vengeresses.
Ma détresse…leur allégresse.
Je sombre.
Les ténèbres m’enveloppent m’accueillent comme une nouvelle matrice maternelle.
Je suis bien.
Ne me parvient du monde que l’écho d’un murmure agonisant.
J’ai trouvé mon ailleurs.
NON!
La bile conquiert chacune de mes papilles,
mon goût pour l’amertume me ramène brutalement à la vie,
encore une fois,
à mon insu,
extirpé de ma matrice.
Renaissance, retrouvailles avec la violence.
Par kreyoll - Publié dans : kreyoll
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