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                "LA poésie mes chers amis, est l'incarnation sacrée d'un sourire

  La poèsie est un soupir qui sèche les larmes.

  La poésie est un esprit qui habite l'âme, qui se nourrit du coeur et dont l'affection est le vin." 

  "Khalil Gibran"

quel jour on est?

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J
'écris pour la même raison que je respire, parce que si je ne le faisais pas, je mourrais.

Isaac ASIMOV

Mardi 25 mars 2008

(mon premier poème en créole, parce qu'il faut bien justifier mon blaz)




An tét' an mwen on léwoz ka sonné ,

On mizik an bistan, ka fé ko'w frisoné,

kon tambouyé ka joué on kou toumblak
sé kares'aw ka fé ké an mwen bat.

Pawol aw té ni  ti l'odé a doucè,
mwen vinn' sicryé, asi lév aw, an vini posé.

ibiscus an mwen, ou ni gou lanmou,
myel ki myel, ka twouvé yo two dou.

An vinn' longi asi kô aw, kon asi plaj' les Alizées,
tout' bo aw té kon lanmé, sé adan yo an té vlé néyé.
kon cyclon'vague lanmou aw, yenki vini chawayé mwen,
menné mwen alé, on koté ké an mwen ké toujou byen.

par kreyoll publié dans : kreyoll communauté : Plaisirs d'écrire
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Jeudi 20 mars 2008

Aujourd’hui est un jour exceptionnel, tant il se conforme aux précédents. Je suis convaincu qu’une telle monotonie dans l’existence relève de l’extraordinaire ou du surnaturel. Aucune autre explication ne me paraît recevable.

Un sage marseillais a dit « demain, c’est loin » et moi je me trouve encore trop près d’hier.

Vous vous dites « encore un qui va nous bassiner avec le temps passé » et vous avez raison. Je trouve jubilatoire (et c’est au-delà du jeu de mots que cela me permet de placer ici), de passer son temps à penser au temps qui passe, tant le passé, cette farce, qui à mesure que l’on se lasse, tend vers l’oubli et s’efface.

Voilà j’ai expulsé les premières lignes nécessaires à amorcer la pompe ; je vais pouvoir recommencer mon récit.

 Je reprends ma vie de merde…j’en étais là.

Ma vie est donc merdique, c’est ainsi que l’a voulue mon créateur, et c’est d’ailleurs la raison même de mon existence.

En ce moment, mon moral s’est indexé sur mon pouvoir d’achat.

J’ai reçu le troisième courrier de rappel de ma banque ainsi qu’un appel d’une société de recouvrement.

Qu’on ne me demande pas comment va le moral.

MERCI.

J’ai fait un petit calcul.

Le sex appeal est proportionnel à la confiance en soi, qui est-elle même relative au moral.

Si l’on simplifie l’égalité, on arrive à l’idée que ma libido est fonction du pouvoir d’achat et de mon sex appeal.

Posons donc :

libido soit: F(pouvoir d’achat) +  Sex appeal

En remplaçant mon pouvoir d’achat par sa valeur on obtient :

Découvert + fauché= branlette sur pornos gratuits.

Je mets au défi quiconque de remettre en question la rigueur scientifique de cette démonstration.

Quoiqu’il en soit, encore une fois je vous ballade sans vraiment vous raconter d’histoire, c’est vrai que mon baratin reste un compte de faits, sans Clochette ni Carabosse, avec Clochard et Clara Morgane (qui elle bosse avec les sept mains et Alice,et croyez moi c'est une merveille). Plöt Romanoff ou l'art et la manière de ne parler de rien. Bien, je m'aperçois qu'il est plus compliqué que je ne l'aurais cru de en parler de rien. Je pourrais interpeler à nouveau mon incompétent d'auteur, mais la double mise en abîme a son charme, mais s'essouffle très vite quand elle sert à masquer mon absence d'idées. Ce texte était un coup de plume dans l'eau.

par kreyoll publié dans : Plöt Romanoff communauté : Plaisirs d'écrire
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Mercredi 12 mars 2008
Il faudrait que je vous parle maintenant, du moins si je veux conserver une certaine cohérence dans mon récit, de la source de mon désir de conquête du monde, ou de mes amis et des ambitions folles qu'ils ont la sottise d'avoir pour moi.
Il faudrait. Mais laissons ma mère, mon pénis et Freud tranquilles.
Puisque je suis le maître du monde que je me crée, autant que je le façonne à mon image. Tiens çà me rappelle quelque chose...
Quand même si l'on y réfléchi bien, je suis maître et créateur de mon monde, tout en étant moi même la création de mon auteur. 
Arrêtons-nous une minute et pensons.
Je suis donc créature et créateur, disposant d'une volonté propre, mais toutefois soumise au bon vouloir de mon auteur.
Il m'incombe la responsabilité de mes actes et de mes paroles, mais je rends quand même des comptes à mon auteur qui au final peut s'il le désire, faire de ma vie un enfer.
Il m'a créé à partir d'encre et de papier, et au commencement de mon monde était son verbe.
Bref je m'arrête là. La démonstration n'avait pas pour but unique de flirter avec le blasphème ni de déifier mon auteur (il n'a pas besoin de moi pour çà), mais si l'on considère que l'on peut être créateur et créature, mon auteur peut tout aussi être la créature créatrice d'un autre créateur. La vraie et grande question de tout ceci, c'est ce dernier créateur est-il aussi créature?
Bien une fois déchargé mon trop plein métaphysique de la semaine en considérations aussi inutiles que faussement philosophiques (que voulez vous, à force de squatter les comptoirs, on fini par avoir la pensée qui va avec) je peux reprendre ma narration.
Je ne vais donc pas, en tout cas pour le moment, vous parler de mes amis et de mes désirs secrets. Encore quelques préliminaires avant que vous ne pénétriez mon esprit.
Je suis donc l’Oscar Dufresne de mon auteur. Je vis pour lui une existence fantasmée, son existence en mode fantasme si vous préférez.
J’aurais pu utiliser un autre double célèbre du genre Jekyll et Hyde, mais c’est un topos de la schizophrénie, soyons originaux.  
Il y avait aussi les frères Bogdanoff, Igor ou Grichka selon le degré de répulsion souhaité. Mais… Non mais rien, juste non. Simple délit de faciès.
Restait Tyler Durden, mais le côté beau gosse anarchiste ne collerait pas, et puis il manque un peu de romantisme.
Oscar Dufresne de mon auteur (F.Beigbedder me pardonnera surement l’usage abusif que je fais de sa créature ou pas, s’il trouve mon style pitoyable), je suis pour lui tout ce qu’il n’est pas ou plus.
Déprime, romantisme macabre, idées noires, dépression, spleen. En clair la vie d’un jet-setter sans la jet-set. J’y pense, il doit se nicher parmi les rares lecteurs quelque Olybrius qui ne connaît pas Oscar Dufresne, dans ce cas je vous conseille vivement de lire « L’égoïste Romantique » d’un certain F.B,  c’est pas de la grande littérature, mais çà à son charme lorsque je siège.
Mais çà je vous l’ai déjà dit. Ce que vous ne savez pas, c’est pourquoi mon imbécile d’auteur (j’espère qu’il relira çà), m’a créé.
Cet énergumène s’avère n’être capable d’écrire que lorsqu’il est au fond du gouffre, mais ces temps ci, tout va bien.
Du coup pas une ligne depuis des semaines, il enrage mais n’écrit toujours pas.
Il s’astreint à écrire, peut importe quoi, mais n’y arrive toujours pas. Alors qu’est-ce qu’il fait ce malade ? Il me crée pour vivre la merde à sa place.
C’est Bibi qui va devoir se taper toutes les déprimes, les engueulades, le manque de thune, le sale temps parisien…
Mais je lui réserve un chien de ma chienne à cet enfoiré d’écrivain raté.
Il voulait de l’antihéros ? Du looser pur souche ? Du poisseux de compétition ?
Je m’en vais lui en donner pour son argent.
 
         La Vie Passionnante de Kréyoll.
Ha on fait moins le malin !! Dorénavant la créature se rebiffe, tant pis pour sa gueule.
Pourtant depuis Frankenstein, tout le monde sait que la créature diabolique fini toujours par zigouiller son créateur.
Faut être con des fois.
Mais puisque je n’ai pas les moyens de l’occire, je m’en vais derechef le réécrire.
 
La Vie Passionnante de Kréyoll.
 
 
8heures et en ce Mercredi de mars, Paris revêtait ses habits de novembre et m’offrait pour mon arrivée à la fac, une pluie glacée en guise de haie d’honneur, et pour tout tapis rouge, un réseau de flaques dans lesquelles baignaient mes lacés détachés.
Un beat de la Mafia k’1-Fry assourdissait ma migraine qui semblait tempêter avec plus de mesure dans mon crâne.
« Un noir à l’Elysée c’est pas possible, mais pour le reste j’crois bien que tout est possible ». Voilà qui contrarie mes projets songeai-je.
Figaro, clope, café. Taxés.
Pages Sport et pages économie poubelle. La Ligue 1 ne mérite que mon mépris, les acteurs de l’économie de marché méritent de jouer en  Ligue 1.
Trois heures de cours s’enchaînent, j’assiste à la première et la dernière, entre les deux il me semble avoir dormi, tant pis pour l’intervenant.
Coca, Prince de Lu. Mon déjeuner est pris.
Une immense fatigue m’habite, et du haut du 5ème étage de Dauphine, je regarde le sol avec envie. Jimi Hendrix ne suffit plus à calmer mon spleen, et je pense à merfdsfgpokret……………………………………………………….........
 
C’est quoi ces conneries ?Parce qu’il croyait vraiment pouvoir être à la hauteur de son auteur ? Mon cher Plöt, tu n’existes même pas, je t’ai crée, te fais parler, et quand tu échafaudes des stratagèmes pour me prendre la place, c’est moi qui te les souffle. D’ailleurs je t’écris ici, mais ç’est à moi-même que j’écris.
Reprend ta place créature et fait pas de vagues.
 
 
LA VIE PASSIONNANTE DE PLÖT ROMANOFF
 
Merde, je me suis fait avoir. Comment il l’a su ? C’est vous qui l’avez averti ? Bande d’enfoirés ! Qu’importe, je l’aurais ! (Plöt, je suis encore là). Voilà qu’il se prend pour Dieu à me faire des apparitions, et me faire entendre des voix. Et pourquoi pas le ciel qui se déchire et un coup de tonnerre qui va avec ?!
(…)
Tout bien réfléchi çà ira pour cette fois.
Je reprends ma vie de merde puisque c’est ce que mon dieu de pacotille le veut.
 
par kreyoll publié dans : Plöt Romanoff communauté : Plaisirs d'écrire
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