| Novembre 2009 | ||||||||||
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Au crépuscule monochrome, il promène sa nostalgie,
Bercé par les barcarolles, incantations d’une improbable magie.
Et le jour s’éclipse, et le clair obscur s’immisce,
Rêves et éveil paradoxal, vers la folie, doucement, il glisse.
Défile sa vie en mosaïque, en milliers de carreaux noirs ou blancs,
D’histoires de cœur épiques, en souvenirs brefs.
Quand d’autres s’effeuillent, la carte dans l’ombre reste celle du trèfle.
Enfers ou cieux tout ne devient qu’affaire de symétrie,
Car le sort soumet à l’argentique ses peurs et ses rêveries.
Mais silence ! Il se fixe. Déjà trop de bruits sur l’image,
Le trait n’est plus sûr, cette main qui tremble est celle du mage.
Celle d’un fou errant sur une lagune d’Adriatique
Perdu dans ses délires oxymoriques.
Au crépuscule monochrome, emmené par sa nostalgie,
Circée lui murmure ses barcarolles, incantations d’une implacable magie.
Et le jour s’éclipse, et les ténèbres s’immiscent,
Sommeil éternel, le fou s’abandonne et dans l’infini, glisse.
(LE dessin des de ma chère amie Dar, qui décline l'univers du fou dans le noir et le blanc)
ptits mots doux