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                "LA poésie mes chers amis, est l'incarnation sacrée d'un sourire

  La poèsie est un soupir qui sèche les larmes.

  La poésie est un esprit qui habite l'âme, qui se nourrit du coeur et dont l'affection est le vin." 

  "Khalil Gibran"

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'écris pour la même raison que je respire, parce que si je ne le faisais pas, je mourrais.

Isaac ASIMOV

Samedi 8 septembre 2007

Par Dar(écriture standard) et Kreyoll (écriture en italique). (résultat d'une discussion MSN avec cette chère DAR

Sur un masque, un sourire figé et accroché

Où les bavures s’oublient, écrasées sous la bruine

Va donc le fou de trèfle, égaré, décroché,

A la dérive marquée sous son bois mis en ruine,

Narrant ses épopées et ses rires de farine.

 

Mais néanmoins la joie garde le sceau de son cœur,

Outrageant la tristesse, fine gardienne de ses peurs.

Notre bouffon de cour, blanc de noir, cligne de l’œil,

Oubliant sans remords ses sombres pensées écueils.

 

Virevolte l’air vivace, sous ses habits opaques !

Arrive le fol hardi, la poésie en traque :

Reddition pour les ombres, victoire pour sa musique.

 

Et partout se font joie et grandiloquence,

Sous les effets du vin et des rires, le sage perd son éloquence,

Admire son doigt quand le fou sourit à la Lune

Et plonge son regard dans l'océan argenté d'une plume.

 

Quadrilles et ritournelles résonnent et font danser le ciel,

Tant et si bien que titubent les étoiles, comme noyées d'hydromel

Cavalant, gouttes rieuses dans l’écrin d’une rivière 

Elles l'emportent dans une ronde fantaisiste de lumière.

 

par kreyoll publié dans : parait que je suis pas le centre du monde...écrits
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Mardi 7 août 2007
voila un poeme de ma chere amie Dar, que j'ai trouvé formidable, donc je vous le fais partager...

A ta façade, trace une gondole, via un panneau
A la proue, un décoiffé, blanc, noir, jaune ou autre,
Qui me zieute de son air rauque, hey-va, Cyrano!
Sur un mur évasé, tes morceaux de soleil
Fondant sur le ciment, giclent sur mes oreilles
J'entends ta chaleur braque au fond de mes os creux
J'en enfile la moiteur, le plaisir comateux.
Désireuse, je m'étire, j'en goûte les filets-mots,
Détachés goutte-à-goutte de ta pierre de marmot.
Je contre tes odeurs, pot-pourri qui me tâte,
J'en écarte l'oripeau bien nourri qui m'empâte,
Rêve vain dans les poches,
Paris où je me vautre.
par dar aka fou de trefle.. publié dans : parait que je suis pas le centre du monde...écrits
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Jeudi 21 décembre 2006
Mes frayeurs m’environnent et tourbillonnent autours de moi. Je m’enfonce dans un mælstrom de terreur. La menace est partout : le moindre mouvement est suspect, le brouhaha coupable. Qui parle ? Pourquoi moi ? Qu’ai-je fait ? Introspection douloureuse de l’accusé d’une faute ignorée. Que se passe-t-il ? Pourquoi le quotidien m’est il soudain devenu étranger ? Je perds pied. Je me noie ! Je suis recherché… On me suit ! On me regarde ! On parle de moi ! Ma pathologie est complexe, ses causes remontent le torrent de mon existence… Aux sources de mon enfance. Les frayeurs intimes se télescopent avec la sphère publique. Mon inconscient imprime des images sur le réel. Ma rétine et mes oreilles me mentent ! Tous mes sens sont aux aguets, j’ai les nerfs à fleur de peau. Mes yeux me trompent, le détail devient un plan d’ensemble au hasard d’un zoom et accapare tout mon champ de vision, la foule ennemie se presse autours de moi, leurs regards accusateurs m’oppressent, je sens leur mépris, ils savent tout de moi, je suis en sueur, je suffoque. Au bord de la syncope, le cœur à cent à l’heure je cherche d’un regard fou l’ordonnateur de ce supplice, le grand prêtre de cette inquisition, l’œil rougeoyant et malveillant qui orchestre mes tourments. Paniqué, la moindre action me pèse et me plonge dans des affres d’hésitation… Au terme de celle-ci c’est la précipitation qui me gagne, gage d’erreurs en série, de sueurs aigries et de larmes de frayeur. L’angoisse fait corps avec mon âme, les soupçons susurrent à mon esprit psychotique ce qui pourrait bien être à l’origine de ma damnation. L’orage des souvenirs douloureux et honteux tempête dans mon crâne et c’est tout halluciné et frissonnant que je progresse au milieu des flashs de ma culpabilité. Les autres, accusateurs, m’apparaissent tantôt immenses tantôt minuscules, comme vus à travers des jumelles à l’envers. Je m’égare au milieu des décors chaotiques de mes visions, je parcours hagard des chemins répétitifs dans la réalité, les aller retours entre mes actes manqués me remplissent d’effroi et m’épuisent sans que je puisse trouver le repos. Mon sommeil insomniaque, une fixité prostrée dans un lit sans cesse arpenté, ne me procure de toute façon que des rêves éveillés, ressassements de mes erreurs de la journée et du passé. La spirale infernale paraît n’avoir aucune issue, j’ai peur de me retourner, je suis parcouru de frissons et de tics. La peur est maîtresse de mes actes ou de leur absence. Je me cabre sous l’emprise de mes cauchemars au milieu de draps trempés, le remords de fautes oubliées me tord les boyaux, je suis constipé de regrets, paralysé par l’effroi. L’obscurité m’inquiète, les rumeurs de la rue hostile me parviennent assourdis ; désirant être sourd je suis trahi par mon ouïe qui s’affine pour déceler l’origine de la menace : Qu’entends-je ? Ne serait-ce pas une apostrophe ? On m’appelle ? On me menace ? Laissez-moi !! Pitié oubliez-moi !! Arrêtez de me juger, je n’ai rien fait ! Si, si j’admet… J’avoue… Ma vie est pleine de fautes, de mensonges, de petites traîtrises, de frustrations, de félonies intimes et de hontes refoulées. Toutes ces peines et toute cette bile remontent maintenant en cohortes à la surface de ma conscience, malmenant mon orgueil et me rongeant d’auto commisération. Désir de disparition, prostration, frustration, affliction en position fœtale, le spectre d’une solution extrême agite sa silhouette morbide dans un coin de ma tête Peur… angoisse… psychose… panique…
par pierrick aka craizyfraizy publié dans : parait que je suis pas le centre du monde...écrits
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