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                "LA poésie mes chers amis, est l'incarnation sacrée d'un sourire

  La poèsie est un soupir qui sèche les larmes.

  La poésie est un esprit qui habite l'âme, qui se nourrit du coeur et dont l'affection est le vin." 

  "Khalil Gibran"

quel jour on est?

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Plume hallucinogène

 

 


J
'écris pour la même raison que je respire, parce que si je ne le faisais pas, je mourrais.

Isaac ASIMOV

Vendredi 16 mai 2008
   
    Mes nuits d'insomnie reprennent et ma plume me gratte à nouveau. Je cogite mais ne suis plus trop sûr de mon existence. Alors je gigote et mégote. L'arbre qui tombe dans la forêt fait-il du bruit si personne n'est là pour l'entendre?
Mes soucis ont ils valeur si personne n'est là pour me plaindre?
Mes réflexions, mes pensées, mes écrits ont ils une quelconque réalité si je suis le seul à les connaître? Peut on éprouver l'amour si personne ne nous le renvoie? Souffre-t-on si personne ne va bien?
En clair, la solitude exclue-t-elle l'existence?
C'est vrai, l'on est jamais vraiment seul, mais existe-t-on toujours pleinement?
"L'individualisme est le fondement de l'existence." J'ai longtemps pensé que cette idée lancée par un des mégalos d'amis qui m'entourent pouvait trouver un certain fondement philosophique. Je laisserai à quiconque plus averti que moi en la matière le soin de répondre à cette question.
Personnellement, l'histoire de l'arbre et de son bruit que personne n'entend me donne une petite idée sur la question.

      Ces lignes représentent les confidences d'un jeune lambda au début de ce troisième millénaire.
J'aurai pu parler de confessions, mais d'une part Rousseau l'avait déjà fait et d'autre part ,ce terme appelle à une sorte de jugement moral impliquant le remord du mea culpa. Or j'en ai fini avec l'auto flagellation de la remise en question perpétuelle.
Si tôt !? me direz vous; et avec raison.
A 23 ans, il est encore un peu tôt pour s'estimer au dessus de toute remise en question et réfuter la possibilités de futures erreurs.
Mais quel âge est le bon?
A partir de quand peut on prétendre ne plus se tromper, espérer ne pas s'être trompé?
Passées les années bénies qui nous séparent de notre sixième décennie sur cette terre, c'est un manque flagrant de courage.
Après 30 ans un manque total d'originalité. C'est la période de la maturité, celle où les projets prennent forme, où l'on a les moyens de les réaliser et pas encore le poids des années.
Avant, c'est de la prétention, voire de l'insouciance.
Nous avons donc le choix entre être des viellards lâches, des hommes ternes, ou de jeunes cons.
La troisième hypothèse laisse au moins le temps de faire taire les détracteurs.

Des confidences donc, mais pas n'importe lesquelles celles d'un lambda.
Un être dans la moyenne, ni trop ni pas assez, juste à mi chemin entre la médiante et la moyenne.
Pourquoi un lambda? C'est vrai, il est toujours plus intéressant de suivre les états d'âmes des gens extraordinaires.
Parce qu'ils sont divertissants et un peu parce que l'on peut les admirer,ou les plaindre s'identifier à eux et aussi les critiquer.
Ce sont des êtres multifonctionnels.
Le lambda tout le monde s'en fout. Il ne sert pas à rien, sans pour autant servir à grand chose. Le lambda il est juste là, comme de passage, fraichement arrivé et toujours sur le départ, et pourtant inexorablement présent.
Il a la vie que nous avons tous, tant et si bien qu'il n'est ni à plaindre ni à envier, tout le monde le connait mais personne ne sait qui il est.
C'est chacun de nous, et aucun tout à fait. N'importe qui dans la masse, mais personne de bien précis.
Pourquoi je vois bassine avec ce lambda (d'autant plus que, rappelons le, la moitié du monde s'en fout et l'autre reste indifférente à son sort)?
Simplement parce qu'il est partie intégrante de cette p... de question: la solitude exclue-t-elle l'existence?
Le mec lambda, est telllement commun, banal répandu, qu'il ne se distingue en aucune façon si ce n'est par sa banalité. Mais comment reconnaître l'indiviualité de quelqu'un ou de quelque chose s'il ne se distingue en rien de l'ensemble?
Comment reconnaître son existence, s'il ne semble n'appartenir qu'à un tout? Quelle existence pour celui qui justement ne sort pas du Lot? Le reconnaître comme un élément dans le tout s'est déjà lui accorder une spécificité, mais s'il est similaire en tout point à chacun des éléments du tout, reste-il un élément, ou devient-il autre chose?
Cette autre chose existera-t-elle (au sens étymologique)?
Beaucoup de questions je vous l'accorde.
Rassurez vous des gens plus intelligents que moi les ont certainement déjà posées.

Où tout cela nous mène-t-il?

Très simplement à un constat vieux comme le captalisme et la mondialisation: l'on crée et dissémine une pensée unique chargée de gommer les différences civilisationnelles et morales afin de nous muer en un consomateur docile et uniforme. La stratégie est simple: nous faire croire que nous sommes tous extraordinaires et que nous méritons (nous valons bien?) d'acheter tel ou tel produit. Or comme le dirait Syndrôme (le méchant dans" Les indestructibles", prod. par Pixar & Walt Dysney Pictures, NDLR), " Si tout le monde est extraordinaire, alors plus personne le sera".
Qui pourra attester de notre existence alors?
Je vous laisse méditer là dessus.



















NON je rigole, rien à foutre de ce discours alter-anti-néo-sketuveux. Ils ont surement raison, mais Cypher (matrix, révisez vos classiques bordel!)  l'a annoncé: "Les ignorants sont bénis". Alors je veux rien savoir.
Ça c'est fait.
Notre lambda donc, en vous adressant ses confidences fera un peu de bruit dans sa chute et aura à coup sûr au moins une oreille pour confirmer l'existence de se bruit.
Quitter la solitude dans le nombre pour s'adresser seul, au nombre.
   
        J'ai commencé à lire "lettres à un jeune poète" de RILKE, sous les conseils de mon prof de lettre de prépa, trois ans après qu'il me l'ait conseillé. Je lui avais envoyé quelques textes pour lecture et il m'avait entre autre répondu ceci: " vous devriez commencer par vous demander pourquoi vous écrivez , si vous avez quelque chose à dire, et si ça vous est absolument nécessaire. Sur toutes ces questions, je ne puis que vous conseiller la lecture des "Lettres à un jeune poète" de Rilke."
J'avais 20 ans, j'étais pétri d'orgueil, et sûr que mon talent était certain. Je n'ai pas écris pendant 4 mois, puis j'ai repris ma plume en me disant que c'était sûrement un vieux con d'écrivain raté. De con et d'écrivain raté, c'était surtout le plus jeune des deux.
Quoiqu'il en soit, j'ai entamé la lecture de ce livre, d'abord par morceaux choisis (pourquoi attendre avant de gouter la glace au centre du profitérole?).
J'ai compris là où ce cher mr M. voulait en venir.
Il me faudra le remercier pour cette lecture.
Rilke, le mec lambda, les confidences...
Tout çà semble confus n'est-ce pas? Restez calmes, bouclez vos ceintures, en cas de dépressurisation de la cabine des masques à oxygène....blah blah blah.
Sérieusement, ce sont quelques lignes de Rilke qui ont fait jaillir en moi cette réflexion. (PNC aux portes):

"Une seule chose est nécessaire: la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer, des heures durant, personne - c'est à cela qu'il faut parvenir(...)

Cherchez en vous-mêmes. Explorez la raison qui vous commande d'écrire; examinez si elle plonge ses racines au plus profond de votre coeur; faites-vous cet aveu : devriez-vous mourir s'il vous était interdit d'écrire. Ceci surtout : demandez-vous à l'heure la plus silencieuse de votre nuit; me faut-il écrire ?

.
    Nous y sommes: "une seule chose nécessaire: la solitude" et 'devriez vous mourir s'il vous était interdit d'écrire?"
La solitude, pour être face à son être, contempler son existence loin du brouhaha du monde. Mais cette solitude ne doit en aucun cas celle habituelle du lambda. Plonger en soi grâce à une profonde solitude, résulte d'une prise de recul par rapport au monde. Quitter le nombre volontairement, et s'affirmer en tant qu'individu. Le lambda ne connait qu'une solitude qui est celle de la non existence. Ne pas être reconnu comme individu spécifique au sein du groupe ne provoque pas le délice de la solitude voulue, cherchée, déclenchée. L'on existe simplement pas, alors comment contempler sa propre indiviualité et marquer encore sa différence en l'exprimant par la plume.

Concernant cet arbre qui n'en fini plus te tomber, la question qui me semble-t-il Rilke aurait pu ( et pas du, restons humbles cette fois) poser est plutôt celle ci: "devriez vous mourir s'il vous était interdit d'être lu?"
Toujours cette question du bruit de la chute.
Si personne ne me lit aurais-je vraiment écrit?
Bien sur je peux toujours prendre ma plume et l'accoupler à une feuille de papier, mais pour quel résultat? Un texte qui ira peupler mes tiroirs, avant de mourir dans l'oubli?
Et en dehors de la reconnaissance du souvenir, n'est-il pas plus important d'être lu que d'écrire simplement.
L'écriture n'est que la première étape avant le but premier être lu afin de se voir confirmer son existence.
Il en va de même pour la danse, la sculpture, la peinture et toutes les formes d'art et d'expression de soi.
Si personne n'est là au bout du chemin, tout celà n'aura été que pure perte.

Voilà, vous avez perçu je l'espère le pourquoi de ces confidences.
J'arrête tout de suite les psychanalistes marie claire, femme actuelle et autres Biba. Certes le lambda jeune du troisieme millénaire c'est un peu moi.
Mais c'est aussi un peu de chacun.
Nous sommes tous des Lambdas. (mis à part quelques êtres extraordinaires).
Ces confidences seront aussi les votres, le lambda parce qu'il est tout le monde a celà de pratique que sa vie est celle de chacun de nous.
Laissez moi vous raconter votre vie....








par kreyoll publié dans : exutoire communauté : L'âme du poète
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Jeudi 28 février 2008
Bon je ne suis pas Chiraquien, encore moins de droite, mais  sérieusement, quand on  nous sert çà
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J'en arrive à regretter ce cherchirac.3.jpg



























Parce que les 





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de pacotille
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Vraiment on en a soupé.
Alors Jacques on regrette de t'avoir fait chier, revient et montre lui comment un président de la république "viril" règle ses comptes...
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par kreyoll publié dans : exutoire
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Dimanche 7 octobre 2007
ce texte est le résultat de trois heures de cours sur les institutions et les politiques européennes...*
c'est fort, c'est fou, c'est fun...



Connaissez vous cet état de léthargie, où votre esprit, ivre de paroles vides, insipides et emplies d'un profond désintérêt se met à errer dans les limbes désertiques de l'ennui?
C'est une espèce de transe, d'état second, comme un cauchemar  éveillé. Tout  paraît plus lent, tout paraît plus long, tout paraît plus lourd. Le temps semble flâner sur des boulevards obscurs et tortueux avant de se perdre  sautillant et chantonnant dans le néant.
Aucun narcotique, si puissant soit-il n'est plus fort que l'ennui. Aucune substance dans ce monde ou les autres, ne vous plonge dans un état pareil.
Votre imagination, comme sous anesthésie, devient mollassonne, paresseuse, comme un célibataire en peignoir et charentaises.
Rien ne vous sauve de l'ennui. L'univers se drape de grisaille, et vous enveloppe de sa nonchalance.
Vous voulez fuir dans le sommeil? Vos rêves traînent des pieds, et ne s'animent que pour débattre avec la vivacité d'un sénateur, lequel tentera d'apporter sa dose d'inaction à votre ennui.
Là! Vous vous réveillez, vous avez compris: l'ennui n'offre pas d'échappatoires.
L'ennui est clairvoyant. L'ennui est rigoureux. L'ennui est averti.
On ne trompe pas l'ennui.
Vous pensez le tromper, y échapper en écrivant quelques lignes, mais c'est lui qui vous trompe. A peine  aurez vous le nez en l'air à la recherche de la bonne formule, du bon mot, de la métaphore qui fera mouche, que déjà vous sentez l'ennui revenir.
Je connais en ce moment même cet état.
Assis au 4ème rang d'une salle qui en compte 5, appuyé au mur de gauche,de droite si on entre dans la salle, salle qui par ailleurs compte 3 entrées dont 2 sont condamnées, (quoique ces dernières précisions à l'instar sans doute de tout ce texte n'ont strictement aucun intérêt si ce n'est de vous faire partager mon ennui profond); appuyé donc sur ce mur muni de trois ouvertures d'1m50 de haut pour 2m environ (je  ne dispose malheureusement d'aucun instrument de mesure métrique, qui me permettrait d'appuyer ma description de détails précis, mais que voulez vous que je fasse avec un mètre à un cours sur les institutions européennes?), trois ouvertures donc flanquées de baies vitrées troublées par la buées résultant de la condensation de l'air vaporeux s'échappant de nos cerveaux en pleine crise rébarbative, d'où (le "d'où" fait référence aux ouvertures, mais je sais que vous aviez suivi...)d'où donc, j'aperçois le périphérique: sortie pour la N12 à 600m, tout droit Cergy Pontoise, à Gauche la Défense les immeubles s'illuminent à mesure que s'éteint le jour.
Je baille et songe à me défenestrer.
L'ennui est le pire ennemi de l'homme.
Il est le complice de la déchéance.
Afin de tenter de le tromper, une multitude d'idées absurdes vous viennent à l'esprit; entendons nous bien: de nombreuses idées certes, mais pas de celles qui vous viennent comme un feu d'artifice, non, de celles qui dociles et disciplinées attendent patiemment leur tour (hé ho on bouscule pas!) et défilent dans votre esprit amorphe à un rythme martial, martelant une symphonie monocorde dans votre crâne.
Que l'on me dise que les guerres naissent de l'ennui de nos dirigeants, que je n'en serais guère surpris.
Je les imagine (Oh! une rêverie, retenons là avant qu'elle ne nous fuit); je les imagine donc tournant en rond dans leurs présidentiels bureaux, ne sachant que faire pour agrémenter l'inanité profonde de leur mandature, et faire (comme dans cette publicité pour la loterie nationale) tourner un globe terrestre avant de pointer le doigt et de l'arrêter au hasard sur un pays dont tout le monde se fout.
-Tiens on va attaquer l'Irak.
-Mais on l'a déjà fait çà deubeulyou
-ouais mais c'est le jeu ma pauvre zezette.
*bâillement profond*
Tiens le soleil est couché, le ciel se fait aussi sombre que le costume du triste sir en col blanc qui conscient d'être absolument rébarbatif tente vainement et sans vraiment y croire de susciter chez son auditoire (et quel auditoire! une trentaine de paire d'yeux vitreux, fixant l'infini, la bouche mi close, le ronflement hésitant...), un intérêt pour les institutions européennes.
*Bâillement encore plus profond, (fois 2)*
Il semble que mon cerveau n'aie toujours pas compris que la fuite onirique ne sert à rien.
Je sens le sommeil venir (hé! d'où les bâillements...mais vous aviez deviné n'est-ce pas). Luttons. Voilà qui pourrait (*re bâillement*) peut-être être assez passionnant (sick) pour battre l'ennui... Suis-je bête? (*5ème Bâillement*, vais-je m'endormir? le suspens est à son combe).
PFF. Pause relecture.
Je baille si fort, j'en ai des crampes.
20h18, encore 12 minutes avant la fin.
Je me sens comme un héros bécketien "çà va finir, çà va bientôt finir".
Fin du suspens, le sommeil abandonne.
Hourra... un brave inconnu tente une intervention (essai désespéré pour interrompre le monologue assommant du pingouin en face de nous, et créer un semblant d'interACTION). Que d'aplomb, que de confiance, que de courage.
Contre l'ennui, va, courre, vole....et te mange.
Hé non. Balayée d'un revers de main dédaigneuse l'intervention...
"C'est faux". Point. Barre.
Tiens 20h30.
Le pingouin se tait.
C'est Fini.
Ouf.
par kreyoll publié dans : exutoire
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Lundi 3 septembre 2007
A quoi bon sert de prendre la parole si ce n'est pour écrire?
Aucune injonction ne me parait plus fondamentale :
Ecrire ou se taire

Ecrire parce que c'est l'Art Absolu, le hussard définitif de la libre création. Absolu parce qu'unique  et total, absolu parce qu'infini et complet.
Art Absolu parce que le seul qui recquiert de l'imagination une totale et  incontournable intervention : par l'Ecriture, nous peignons le paysage sans cesse mouvant de nos destinées; nous avons le pouvoir de faire du monde notre argile, d'y sculpter nos rêves, d'y modeler nos émotions. Démiurges devenons nous quand par la simple force de notre plume et de notre invention, nous manipulons le monde pour le plier dans nos écrits à nos idéaux.
Ainsi recréons nous le monde à notre image.
Ainsi le lecteur recréera-t-il cette image à la sienne.
Car celà est aussi l'Ecriture, renouvellement et continuité, universalité et appropriation personnelle.
Ecrire, c'est l'univers qui s'adresse à chacun.
C'est donner un encrage terrestre à la mélodie du firmament; Ecrire c'est transcender l'éphémère musique et lui rendre sa liberté totale et définitive.
L'Ecrivain se fait soliste d'une symphonie scripturale, il est à la fois aux cordes, aux percussions et que sais-je d'autre?
Il est le sublime maestro.
Il est Le Joueur de plume.
ìl ne connait d'autre partition que celle des soubresauts de l'âme, d'autre solfège que l'expérience des émotions.
Il ne connait d'autre instrument que ses lettres, d'autre air que le fredonnement de son imagination.
Il fait de la cacophonie de nos vies, une mélodie, un opéra, un hymne.
Le joueur de plume, maitrîse donc cet art absolu, et flirte avec les essences.
Libre, il libère son public avec lui, et l'affranchi des entraves du réel pour redonner à son imagintion sa nature profonde: insufler la vie à toute oeuvre d'art, permettre le partage d'une vision, d'une émotion; et parce qu'elle permet la réappropriation par chacun de l'oeuvre, l'imagination stimulée par l'écrit assure la pérennité éternelle de celui-ci chez le lecteur.
Telle est enfin la visée ultime de cet Art Absolu: l'éternité.
par Kreyoll publié dans : exutoire
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Jeudi 16 août 2007
Suite au coup de gueule poussé par cette chère Dar, je me suis dit que je pourrais comme çà au fil des touches défilant sous mes doigts, voire des idées se prélassant sur la plage ensoleillée de mon imagination, vous livrer cahin-caha quelques  lignes, pensées, réflexions ou  simples délires.
je m'interroge, parlerais je de mes vacances du soleil, de la mer, des Alizés, ou des chabines bronzées ou m'étendrais-je sur la nouvelle exigence générale a être heureux et en bonne santé? Ou de mon pote Ali qui est de passage chez moi et qui m'emmerde, non qui me fait chier au plus au point.
Pour autant, je m'aperçois que je n'ai rien de vraiment intéressant à vous narrer, aucune image poétique à vous décrire rien. A vrai dire mon cerveau est occupé en ce moment à la fois a profiter de mes vacances, et à songer à une demoiselle. je vous laisse un riz haricots rouges et ragout m'attend.
PS: c'est surement le post le plus vain de ce blog.
par kreyoll publié dans : exutoire
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Samedi 7 juillet 2007

suite au commentaire de mon cher ami crazyfraizy sur le plaisir d'écrire, j'ai décidé d'approfondir la question.

Il y a de cela un an et demi, dans une quête éperdue de reconnaissance de mon hypothétique talent pour l'écriture, j'ai envoyé quelques textes à mon professeur de littérature. Admirable de prudence, et de tact, il me demanda si j'avais vraiment quelque chose à dire, et surtout pourquoi j'écrivais. Après de long mois de blocage et de réflexion, ces quelques lignes devraient répondre à cette question.

 

Du plaisir d'écrire.

J'aime à comparer l'écriture à une partie de jambes en l'air. Non pas pour le plaisir rapide, sans engagement et presque malsain qui en découle, mais pour la vanité du geste. Faire l'amour, baiser, s'envoyer en l'air, forniquer, bref atteindre le septième ciel après un nombre plus ou moins grand de frottements selon la forme, le désir, la fougue, sans optique reproductive, c'est aussi écrire.  Ecrire parce que l'acte n'a rien de constructif, il ne s'agit pas de laisser une trace, un message, un gosse, un héritage. Il s'agit du plaisir. Simplement du plaisir. Plaisir atteint apres contact de la plume sur le grain délicieux de la feuille, de mes doigts se promenant amoureusement sur un clavier offert sans conditions, plaisir atteint après un nombre plus ou moins grand de caractères, selon la forme, le désir, la fougue.

Mais tout cela n'est que verbiage intellectualiste.J'écris pour le plaisir que cela me procrure, plaisir de la beauté des lettres, plaisir de combler mon lecteur. Car pour tout coït il faut au moins être deux. Moi qui écris toi qui me lis. Pas de message, pas de morale, pas de but. Juste du plaisir. Un plaisir vain, gratuit, éphémère, lache, fuyant, intense, puissant, épuisant, égoiste, et pourtant si généreux.

Je n'écris pas avec mon sperme ou autre fluide du même genre, mais écrire pour moi relève de se plaisir que l'on se donne, sans forcèment s'engager par la suite.

Ecrire c'est aussi bien une passe rapide dans un hotel miteux, que la rencontre adultérine de deux amants, ou encore que le devoir conjugal accompli avec ardeur par la femme au foyer.  Des choses à dire? Du plaisir à donner, du plaisir à prendre, du plaisir à partager.

Laisser une trace? Mis à part un sourire satisfait sur ta face et la mienne, aucune trace ne m'intéresse. Ces lignes sont une boite échangiste ou je m'envoie en l'air seul ou plusieurs, et chacun rentre chez soi. Et si par bonheur (Ô joie intense) l'orgasme littéraire est atteint, c'est béat et léger que tu t'en iras, ou me reliras...

Je ne suis pas satisfait de ces lignes, mais il est 4H40, je manque de sommeil, une jolie demoiselle s'est endormie à coté de moi.

 

par kreyoll publié dans : exutoire
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Jeudi 5 juillet 2007

C'est une belle soirée pour s'en aller.

Etrange comment les choses nous paraissent tout de suite plus importantes une fois qu'elles disparaissent; comment nos reproches ne se sont plus qu'un écho lointain, agonisant, suppliant, pénitent même, une fois le vide fait à côté de soi. Tragique comment ces bras... tragique comment ses bras peuvent manquer quand il est clair que plus jamais ils n'enlaceront notre tristesse pour lui apporter le réconfort par la chaleur d'un baiser déposé du bout de l'âme. Violentes les claques, les crochets, les uppercuts que la vie peut nous mettre juste histoire que l'on percute. Il faut grandir.

C'est une belle soirée pour se laisser aller.

Plaisir de l'ivresse, désir et paresse, la volupté de la nonchalance avec ou sans substances. S'abandonner, regretter, replonger,se déserter, revenir,  se fuir, se pardonner échouer et repartir sans jamais se retourner, se mentir mais se retourner,se quitter mais espérer de se voir s'améliorer. Il faut mûrir. Et l'on rigole doucement du monde et des gens, de la gronde des sentiments, moqueur, détaché, cynique, blasé, seul. Si seul. Trop seul. mais il faut sourire.

C'est une belle soirée pour la laisser s'en aller.

Vivre en accélérant sa chute, comme ivre de mener cette lutte. Feindre l'indifférence face à la mort, la déchéance; et à tort abuser de l'insousciance. Rechercher l'amour, le trouver, y renoncer, regretter, recommencer et chuter à nouveau. Sortir, séduire, serrer, en l'air s'envoyer, attérir, s'écraser, ou partir sur la pointe des pieds. Mais faut-il souffir? Entendre ses larmes résonner, 21mètres carrés, un canapé, une soirée et l'éternité pour s'introspecter. Sortir, séduire, serrer, en l'air s'envoyer, attérir, s'écraser, regretter et partir sur la pointe des pieds.Et toujours ces 21 mètres carrés, pour 22 années à tourner en rond. Fleurs du Mal et mal-être, peur viscérale du paraître. Et admettre enfin sa banalité, la sombre réalité d'une existence moyenne. Se dégoûter, renoncer, se pardonner, recommencer.Sortir, séduire, serrer, en l'air s'envoyer, remettre çà avant de partir sur la pointe des pieds. Il faut en finir.

C'est une belle soirée, pour la laisser et s'en aller.

par kreyoll publié dans : exutoire
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Jeudi 5 juillet 2007

Motivé par mon cher ami crazyfraizy, et parce qu'il faut entretenir ma plume, j'ai décidé d'entamer une série de billets d'humeurs.

J'essaierai tant que faire se peut d'avoir un rythme de publication régulier. Tout dépendra de ce que j'aurai à dire (ou pas!).

j'ai choisi de nommer cette série de textes "exutoire". J'ai si peu à dire, tant à crier, qu'il me faut l'écrire avant de sombrer.

par kreyoll publié dans : exutoire
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