Je vous propose deux textes écrits il y à quelques mois quand la foule parisienne me renvoyait à ma solitude dans cette ville d'anonymes.
Paris triste capitale.
Et un rasta me rappelle que nos larmes sont notre seul courage
les lumières des Champs ne sont que mirage.
Paris peine capitale.
peuplée d'individus gris et sans visages,
de souterrains voraces et anthropophages.
"bienvenue dans le monde réel" me surine sans rage,
un manteau noir qui me parle de matrice et me dévisage.
Paris règne du capital,
et le bonheur se rêve en degrés, dans d'alcooliques nuages
et le bonheur s'écrit THC, je t'aime "j't'ai acheté", quelle est la valeur ajoutée de mon entourage?
PARIS en lettres capitales
sur dépliants touristiques, en séances photos sauvages.
carton, OCB, bonheur effrité, narre moi tes paysages.
rap, rock, punk, techno, métro et mélodieux carnages
rive gauche, Chatelet, ratures et raclures, tournons la page.
ICi les rêves se consument dans la chaleur d'une cigarette,
Brèves bouffées d'espoir en attendant que tout s'arrête.
Une faible lueur, mesquine, éclaire de tristes rivages,
dans le brouillard parisien, se nichent d'atroces mirages.
Partitions de talents, par trop de larmes entachés.
Dans l'anonymat de l'indifférence, tant de vies hachées.
Et s'évapore l'existance dans le soupir d'un fumeur.
écriture cancérigène, les mots pour tumeur,
Tirer, et recracher une épaisse fumée noire,
l'encre de nos âmes, coule sur la volonté d'y croire.
S'échappent jeunesses, dans l'ivresse de nos phrases.
Brulées jusqu'au mégot, doucement, nos vies s'écrasent.
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ptits mots doux