bienvenue

                "LA poésie mes chers amis, est l'incarnation sacrée d'un sourire

  La poèsie est un soupir qui sèche les larmes.

  La poésie est un esprit qui habite l'âme, qui se nourrit du coeur et dont l'affection est le vin." 

  "Khalil Gibran"

quel jour on est?

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Images aléatoires

ptits mots doux

Plume hallucinogène

 

 


J
'écris pour la même raison que je respire, parce que si je ne le faisais pas, je mourrais.

Isaac ASIMOV

Dimanche 8 juin 2008
Je ne suis pas très seul en ce moment, mais je souhaiterais prendre part à cette farandole initiée par traces.
Je vous propose  deux textes écrits il y à quelques mois quand la foule parisienne me renvoyait à ma solitude dans cette ville d'anonymes.


Paris triste capitale.

 Et un rasta me rappelle que nos larmes sont notre seul courage

les lumières des Champs ne sont que mirage.

Paris peine capitale.

peuplée d'individus gris et sans visages,

de souterrains voraces et anthropophages.

"bienvenue dans le monde réel" me surine sans rage,

 un manteau noir qui me parle de matrice et me dévisage. 

Paris règne du capital,

et le bonheur se rêve en degrés, dans d'alcooliques nuages

et le bonheur s'écrit THC, je t'aime "j't'ai acheté", quelle est la valeur ajoutée de mon entourage?

PARIS en lettres capitales

sur dépliants touristiques, en séances photos sauvages.

carton, OCB, bonheur effrité, narre moi tes paysages.

 rap, rock, punk, techno, métro et mélodieux carnages

rive gauche, Chatelet, ratures et raclures, tournons la page.

 


 


 

 

ICi les rêves se consument dans la chaleur d'une cigarette,
Brèves bouffées d'espoir en attendant que tout s'arrête.
Une faible lueur, mesquine, éclaire de tristes rivages,
dans le brouillard parisien, se nichent d'atroces mirages.

Partitions de talents, par trop de larmes entachés.
Dans l'anonymat de l'indifférence, tant de vies hachées.
Et s'évapore l'existance dans le soupir d'un fumeur.
écriture cancérigène, les mots pour tumeur,

Tirer, et recracher une épaisse fumée noire,
l'encre de nos âmes, coule sur la volonté d'y croire.
S'échappent jeunesses, dans l'ivresse de nos phrases.
Brulées jusqu'au mégot, doucement, nos vies s'écrasent.


 

  J'ai emboîté le pas à nothing (http://soubassements.over-blog.com/article-20236553.html) c'est à votre tour de rentrer dans la Farandole.

 


par kreyoll publié dans : kreyoll communauté : L'âme du poète
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Dimanche 1 juin 2008
J'ai écrit çà dans le cadre d'un exercice d'écriture sur baywin à l'initiative de touti (ouais la fille qui fait des commentaires que je dois relire trois fois pour tout percevoir!!!).
Merci touti pour cet exercice, çà m'a forcé à travailler un peu a plume.
PS: il y avait un thême imposé, bravo à celui qui le trouve.

Etendus, comme sonnés par une absence implacable,
agonisants et inertes, espérant en un frisson,
c'est un monde de milliers de moi, de batailles en perdition,
resté dans l'attente silencieuse d'un retour improbable.

Un souffle, une brise, la main de braise du Sirocco,
ma traversée, pieds nus d'un désert froid,
où la vision de l' horizon solitaire me glace d'effroi,
ne sauraient les tirer de leur accablant repos.

Mais il suffirait, pour qu'en un seul homme ils se dressent
face à la volonté impérieuse d'un destin capricieux
et dans leur élan fassent reculer les cieux,

il suffirait Ô déesse, que tu emplisses ce désert.
Pour les libérer de cette apathie délétère,
Il suffirait Ô muse que mon âme tu caresses.

par kreyoll publié dans : kreyoll communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 25 mars 2008

(mon premier poème en créole, parce qu'il faut bien justifier mon blaz)




An tét' an mwen on léwoz ka sonné ,

On mizik an bistan, ka fé ko'w frisoné,

kon tambouyé ka joué on kou toumblak
sé kares'aw ka fé ké an mwen bat.

Pawol aw té ni  ti l'odé a doucè,
mwen vinn' sicryé, asi lév aw, an vini posé.

ibiscus an mwen, ou ni gou lanmou,
myel ki myel, ka twouvé yo two dou.

An vinn' longi asi kô aw, kon asi plaj' les Alizées,
tout' bo aw té kon lanmé, sé adan yo an té vlé néyé.
kon cyclon'vague lanmou aw, yenki vini chawayé mwen,
menné mwen alé, on koté ké an mwen ké toujou byen.

par kreyoll publié dans : kreyoll communauté : Plaisirs d'écrire
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Mercredi 27 février 2008
Envie de rien et de tout faire.
Besoin de tout voir et l'écrire;
la lassitude pousse pourtant à se taire,
car le silence a seul les mots pour le dire.

Et toujours ce rêve d'ailleurs lointain.
Comme une ritournelle, l'entêtement d'une rengaine.
S'en aller au crépuscule, de retour au matin;
Décoller vers l'aventure, mais l'avenir nous enchaîne.

Le monde appartiendrait à ceux qui rêvent trop.
Mais il s'avère que la vie échappe à ceux la même,
Qui, doux idéalistes prennent la maxime au mot,
Et résument l'existence d'un prophétique "Carpe Diem".
par kreyoll publié dans : kreyoll communauté : Plaisirs d'écrire
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Mardi 12 février 2008
Sous le regard de Notre-Dame, il lisait l'Enfance,
Et quelque part sous la Lune, nous faisions acte de présence.
L'odeur du papier d'un autre temps, se mélait au bois ancestral;
Librairie d'outre Manche, au bord de la seine; ennivrés de mots nous titubions sous la Cathéfrale.

Alors un  Noir nous rejoue Fred Aster sur un air de salsa;
Universels impitoyables, deux breakers ont fait danser Sue Ellen:
Coupole, one-two steps, "suavemente besa me", la voilà tirée de son éthylique coma.
l'ambre de nos whiskys éclaire cette nuit d'ébène.

Un martini pour sigüe, Bob l'Eponge se mèle de métaphysique,
Et Galathée se laisse séduire par un Funambule aux délires démiurgiques.
Tandis q'un Joueur de Plume trinque avec un Archange Polonais
pour trente cents, le Dragon n'en finira pas d'agoniser.

Soirée mythique sous la fontaine, le funambule arroseur arrosé
Pygmallion revient 10 degrés dans l'air et dans sa bière aromatisée.
Notre discours est décousu, dément, démesuré.
Qu'importe! pourvu que nos muses demeurent assises et amusées.

Soirée mystique quand un joueur de plume halluciné
Promène sa carcasse avec un funambule exalté.
Deux amis dans cette perpétuelle apothéose, boivent à la surréaliste fantasmagorie
De cette soirée d'anniversaire belle commme une allégorie.
par kreyoll publié dans : kreyoll communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 9 février 2008



pyramides-du-louvre-copie-3.jpg
C'était l'heure à laquelle l'orangé du soleil 
muait le gris des murs du Louvre en un sable scintillant 
offrant à la solitaire pyramide 
un improbable désert.

par kreyoll publié dans : kreyoll communauté : Plaisirs d'écrire
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Lundi 28 janvier 2008
Quel pénible fardeau de n'avoir rien à écrire!  En quête d'inspiration je goutte lettres et alcools, Boileau et eau de vie.
Je n'en ai que faire de l'extase livresque, et provoque mon ivresse des stases liquoreuses. Les consonnances m'amusent, les cons s'annoncent et m'usent, et l'ennui m'habite sans que s'ennuie ma bite. Tout est occasion d'écrire, même avec vulgarité. La fin justifie les moyens, mais j'abonde en votre sens, ma faim ne saurait justifier d'être moyen, alors j'abandonne ce dernier sens, risquant la faute de goût, et puis non: j'ai trop le goût de la faute.
Retourner les mots ainsi apparaît d'une douce futilité, mais laissez les maux nous retourner, quelle utilité?
Ecrire et crier, cirer récrier, et jouer avec les lettres, jouer à en être maître, et finalement aller se faire mettre.
Vanité tout n'est que vanité,  vaines nuitées de vacuité, vagues nuits et vastes...
Ce texte est absurde et en devient abscons,  mais les cons en sont absents, je suis donc absous.
par kreyoll publié dans : kreyoll communauté : Plaisirs d'écrire
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Mardi 9 octobre 2007
La courbe de tes seins révèle un paysage,
la promesse d'un secret, d'un trésor qui m'invite au voyage.
La quête s'annonce belle, je mets cap vers l'horizon,
la passion dans cette Odyssée sera mon embarcation.
Je navigue enfin sur ta chevelure d'ébène,
obscure et secrète comme le fond des océans,
tandis que s'y noient naufragés, ö sirêne,
mes  tourments emportés par ton chant.
Balloté par ton souffle, tes tempêtes de caresses,
je perds pied et bascule: "Un homme à l'Allégresse!".
Et mes doigts à la dérive se posent sur le rivage,
d'un Eden souriant, j'ai acosté ton visage.
Robinson devenu, éperdu je t'explore,
découvre tes lèvres: j'ai trouvé mon trésor.
par kreyoll publié dans : kreyoll
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Jeudi 30 août 2007
Je  me suis levé ce matin et je me suis apperçu de deux choses, la première c'est qu'il me restait encore un bon mois de vacances, la deuxième c'est que ces vacances ont vu  le dépérissement de  mon blog: pas un texte sérieux depuis plusieurs semaines; non pas que je sois trop occupé à la farniente pour me soucier d'écriture (quoique la lecture de Jean d'Ormesson  Odeur du temps, et l'application  et la rigueur quasi spartiate  que je mets à parfaire mon bronzage et à rattrapper mes heures de sommeil occupent une place prépondérente dans mon emploi du temps ministériel (de la défonce paresse oblige)), mais les quelques lignes que j'ai gratté ici et là le temps d'une émotion, entre deux siestes, ou en pensant à ma douce et tendre outre Atlantique, sont restées au stade d'esquisse, de brouillon, de schéma, bref, une petite série d'avortons avant la naissance (je n'en doute point) un jour de mon grand chef d'oeuvre;riez sous cape, vils moqueurs, mais mémorisez ces lignes, vous penserez à moi lorsque j'aurai ma place au Panthéon!! D'ici là je vous livre donc quelques vers un peu titubants, presque ivres de leur propre vanité, car si seuls sans leurs frères versifiés.

Ceux ci m'ont échappé au cours de mon arrivée en Guadeloupe, j'étais assez haut pour tutoyer les nuages, mais pas assez pour caresser le firmament (c'est pompeux je sais, mais j'aime).:

Le Ciel est une banquise où se perdent nos rêves d'enfants
Au dessus de nous, ils deviennent cristal blanc,
Vapeur glacée, car éloignée de nos coeurs,
D'où ils tiraient innocence, fantaisie, paisible chaleur.

Le Ciel est cet océan, fait de l'écume de nos tourments
Et d'un Azur lacrymal ou naviguent vils forbants,
Corsages pillant nos âmes, et amours d'adolescents,
Piraterie du plus bel âge sur le flot de nos vingt ans.

Entre temps j'ai atteri, et confortablement affalé dans un fauteuil, sur ma terrasse, les yeux dans la mer, l'esprit dans le vague, à l'heure où les gens honnêtes ronflent paisiblement, je contemplai la lune, de là viennent ces vers:

Naguère, la lune était complice de mon coeur solitaire
Assis face à elle comme une bouteille à l'amer
Dérivais-je ainsi, bileux,balloté par le tonnerre
Immuable romantique, triste comme le jour sans lumière,
Attentif au moindre souffle, à un soupir du destin
j'attendais qu'Aphrodite me fasse un signe de la main...

Enfin, (hé oui déjà enfin, mais je n'ai affirmé nulle part avoir été prolixte durant ces vacances), quelques lignes qui m'ont été susurrées durant mon sommeil, à l'adresse d'une demoisselle restée dans la grisaille parisenne. Ces vers lui sont dédiés.

La lune murmure ainsi que le poète taciturne
La complainte d'un amant esseulé parmi l'infini nocturne,
A demi ton, les lèvres mi-closes, une symphonie éclatante,
Qui par delà le tonnerre, pleure l'insupportable manque de mon amante.
Tend donc l'oreille et le coeur pour en sentir la puissance,
Et résonnera en toi le trouble que me provoque ton absence.

voilà. Ce sont les quelques lignes qui me sont venues depuis mon dernier post. Je vous souhaite une bonne fin de vacances, au moins aussi bonnes que les miennes.
par kreyoll publié dans : kreyoll
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Jeudi 2 août 2007
Sous le regard attendri d'Apolon, elle rougit et se parre d'or,
J'en prend ombrage et enlace jalousement mon trésor;
scintillent alors dans le jour, l'obscur de ses yeux d'ébène.
Semblable à l'ombre de la lune, tel est ton visage ma reine.

Allongée sur l'herbe, couronnée par la brise,
tandis que pétales et papillons dansent comme des marquises,
elle observe le ballet d'éphémères mélancoliques,
dépités de quitter si tôt ce jardin féérique.

Les anges depuis s'agitent par delà la coupole céleste,
décrivant aux fols oiseaux cette déesses terrestre.
Qu'ils volent! qu'ils cabriolent! parmi les êtres et les plaines
et propagent la rumeur asourdissante du sourire de Ma Reine
par kreyoll publié dans : kreyoll
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