Je sombre, lentement, tel l'opinel dans la chair adolescente.
sans lutter, ni me battre.
Je sombre.
Fatigué. Las d'être ce satyre diurne.
dans une danse lubrique s'attirent devoirs et plaisirs dérisoires
Je sombre, et je suis seul.
L'obscur teinte l'espoir.
Le futur feinte d'y croire.
Je sombre et je suis seul.
Milles et un potes: invitations, dîners, sourires, tapes dans la main, bières, cigarettes, bouteilles, blagues, drague, dagues.
Je sombre et je suis seul.
Cette ville m'étouffe, cette vie me bouffe.
Paris me ronge, mort à rallonge.
Je sombre et je meurs seul.
Tunnels dévoreurs d'âmes, soleil froid, et lumières blanches.
Existence halogène, rengaine hallucinogène. J'en gerbe.
Je sombre, et reste seul.
hypocrisies, défaites, faux semblants, et prestidigitation sociale. 
Pantins antipathiques, sympathiques pathétiques, pitoyable bouffons.
Je sombre et préfère rester seul.
Ses lèvres par les miennes embrassées
moi s'écrivait toi, et nous formions un chiasme enlacés.
Je sombre, je l'ai laissé seule.
Colère, rancune, mépris de moi, épris de toi.
Elle me manque, milles excuses, et mes larmes fusent.
Je sombre, moi qui voulais être seul.
Cette ville est un trou noir, qui absorbe les rêves,
Cette ville est un miroir, qui met face à soi même.
Je sombre, et gamberge seul.
Bold as love. écrits et rumeurs d'alcôves.
Soupirs tuberculeux, et vapeurs d'alcools.
Je sombre, et m'imbibe seul.
Que le vin coule, et mes larmes abreuvent la foule.
Mon sang gicle, dans un mouvement de panique,
Je sombre, et me répands seul.
Ainsi paraît-il que l'on est.
Ainsi paraît-il que l'on meurt.
Je sombre, je suis né seul.
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ptits mots doux