un pianiste

Publié le par kreyoll

 
Atelier d'écriture.
03/10/05
« Travail sur fenêtre sur cour ». Alfred Hitchock.
Consignes: Inventaire du perso.
Contexte: où, quand, comment, quoi?
Etat psychologique du personnage.


C'est le rituel de rasage quotidien, sur fond d'introspection.Célibataire, artiste raté sans enfants. Il aime à se décrire comme « juste une érection qui les rendait heureuses ». Il se voulait lumière, mais il n'est qu'abât jour. Il s'acharne à trouver La partition, et est trop orgueilleux pour renoncer.
Il refuse de se suicider, il fume et attend que çà passe, que la clope fasse le boulot, il espère que ses doutes se dissiperont en même temps que la fumée. Cette fumée pourtant légère comme le souffle du juste, lui paraissait brouillard dans cette chaude matinée d'été.
Il étouffe, se lève, la chaleur? Alors pourquoi ce frisson?
Nostalgie, d'une vie rêvée. Et la radio qui lui rappelle sa médiocrité: « vous avez 40ans, vous vous sentez fatigué, abattu, vous rêvez d'une vie nouv... ».
D'une pression de l'index il tue cet ersatz de conscience. Silence.
Un ange trépasse. Un bouton, une gachette. Quelle différence? Le même résultat: le silence.Il se rase, et la lame lui semble promesse d'un ailleurs meilleur.
Il s'arrête au niveau du cou.
La lame, froide comme une exécution, lui semble la plus douce des caresses.
Il reprend méthodiquement son rasage. Aujourd'hui encore, il vivra. Il veut payer, il doit payer.
De l'extérieur, cet homme bien sur lui, aux allures ténébreuses qu'ont ces artistes maudits révant de romance et d'exaltation; cet homme bien sur lui, pouvait paraître séduisant.
Un peu nerveux, avec un regard mélancolique. Mais les femmes n'aiment-elles pas les hommes torturés?
A en croire sa misère affective, non. Des maîtresses? Innombrables. L'Amour? Une chimère.
Lui qui révait de gloire, en guise d'autographes, il signe des bons de livraisons comme autant de testaments.
Çà y est, il est rasé. Il de douche, se touche, se douche. S'habille.
Son piano l'attend. Pour lui, une plaie réconfortante. Il traverse sa chambre, et la vaste salle à manger. Héritage de ses parents, cet appartement lui apparait aussi vide que lui est seul.
Il ne mérite pas ce confort, et il le sait.
Il s'assoie...
Les touches de ce piano s'enfoncent comme autant d'épines dans sa mémoire. Un bouton, une gachette. Les touches de ce piano? Quelle différence?
Il joue, et c'est la guerre.
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Commenter cet article
K
chers "lecteurs" je m'excuse de cette longue absence, il y a des périodes comme çà où on est moins prolixe que d'autres...<br /> mais rassurez vous je reviens bientot avec des textes nouveaux, et la suite de ma nouvelle<br />  
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L
Bon, je vais me pencher sérieusement sur tes textes, j'ai besoin d'une réponse, tu souhaites que j'en fasse un article critique et que j'expose un de tes écrits sur mon site?<br /> Réponds moi!^^
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L
C'est vraiment beau... Je n'ai pas le temps de me pencher dessus très sérieusement, mais lorsque je l'aurai, je te propose de faire une critique sur mon site et d'y éditer un de tes écrits? Qu'en penses-tu?
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