lignes éparses...
Je me suis levé ce matin et je me suis apperçu de deux choses, la première c'est qu'il me restait encore un bon mois de vacances, la deuxième c'est que ces vacances ont vu le dépérissement de mon blog: pas un texte sérieux depuis plusieurs semaines; non pas que je sois trop occupé à la farniente pour me soucier d'écriture (quoique la lecture de Jean d'Ormesson Odeur du temps, et l'application et la rigueur quasi spartiate que je mets à parfaire mon bronzage et à rattrapper mes heures de sommeil occupent une place prépondérente dans mon emploi du temps ministériel (de la défonce paresse oblige)), mais les quelques lignes que j'ai gratté ici et là le temps d'une émotion, entre deux siestes, ou en pensant à ma douce et tendre outre Atlantique, sont restées au stade d'esquisse, de brouillon, de schéma, bref, une petite série d'avortons avant la naissance (je n'en doute point) un jour de mon grand chef d'oeuvre;riez sous cape, vils moqueurs, mais mémorisez ces lignes, vous penserez à moi lorsque j'aurai ma place au Panthéon!! D'ici là je vous livre donc quelques vers un peu titubants, presque ivres de leur propre vanité, car si seuls sans leurs frères versifiés.
Ceux ci m'ont échappé au cours de mon arrivée en Guadeloupe, j'étais assez haut pour tutoyer les nuages, mais pas assez pour caresser le firmament (c'est pompeux je sais, mais j'aime).:
Le Ciel est une banquise où se perdent nos rêves d'enfants
Au dessus de nous, ils deviennent cristal blanc,
Vapeur glacée, car éloignée de nos coeurs,
D'où ils tiraient innocence, fantaisie, paisible chaleur.
Le Ciel est cet océan, fait de l'écume de nos tourments
Et d'un Azur lacrymal ou naviguent vils forbants,
Corsages pillant nos âmes, et amours d'adolescents,
Piraterie du plus bel âge sur le flot de nos vingt ans.
Entre temps j'ai atteri, et confortablement affalé dans un fauteuil, sur ma terrasse, les yeux dans la mer, l'esprit dans le vague, à l'heure où les gens honnêtes ronflent paisiblement, je contemplai la lune, de là viennent ces vers:
Naguère, la lune était complice de mon coeur solitaire
Assis face à elle comme une bouteille à l'amer
Dérivais-je ainsi, bileux,balloté par le tonnerre
Immuable romantique, triste comme le jour sans lumière,
Attentif au moindre souffle, à un soupir du destin
j'attendais qu'Aphrodite me fasse un signe de la main...
Enfin, (hé oui déjà enfin, mais je n'ai affirmé nulle part avoir été prolixte durant ces vacances), quelques lignes qui m'ont été susurrées durant mon sommeil, à l'adresse d'une demoisselle restée dans la grisaille parisenne. Ces vers lui sont dédiés.
La lune murmure ainsi que le poète taciturne
La complainte d'un amant esseulé parmi l'infini nocturne,
A demi ton, les lèvres mi-closes, une symphonie éclatante,
Qui par delà le tonnerre, pleure l'insupportable manque de mon amante.
Tend donc l'oreille et le coeur pour en sentir la puissance,
Et résonnera en toi le trouble que me provoque ton absence.
voilà. Ce sont les quelques lignes qui me sont venues depuis mon dernier post. Je vous souhaite une bonne fin de vacances, au moins aussi bonnes que les miennes.
Ceux ci m'ont échappé au cours de mon arrivée en Guadeloupe, j'étais assez haut pour tutoyer les nuages, mais pas assez pour caresser le firmament (c'est pompeux je sais, mais j'aime).:
Le Ciel est une banquise où se perdent nos rêves d'enfants
Au dessus de nous, ils deviennent cristal blanc,
Vapeur glacée, car éloignée de nos coeurs,
D'où ils tiraient innocence, fantaisie, paisible chaleur.
Le Ciel est cet océan, fait de l'écume de nos tourments
Et d'un Azur lacrymal ou naviguent vils forbants,
Corsages pillant nos âmes, et amours d'adolescents,
Piraterie du plus bel âge sur le flot de nos vingt ans.
Entre temps j'ai atteri, et confortablement affalé dans un fauteuil, sur ma terrasse, les yeux dans la mer, l'esprit dans le vague, à l'heure où les gens honnêtes ronflent paisiblement, je contemplai la lune, de là viennent ces vers:
Naguère, la lune était complice de mon coeur solitaire
Assis face à elle comme une bouteille à l'amer
Dérivais-je ainsi, bileux,balloté par le tonnerre
Immuable romantique, triste comme le jour sans lumière,
Attentif au moindre souffle, à un soupir du destin
j'attendais qu'Aphrodite me fasse un signe de la main...
Enfin, (hé oui déjà enfin, mais je n'ai affirmé nulle part avoir été prolixte durant ces vacances), quelques lignes qui m'ont été susurrées durant mon sommeil, à l'adresse d'une demoisselle restée dans la grisaille parisenne. Ces vers lui sont dédiés.
La lune murmure ainsi que le poète taciturne
La complainte d'un amant esseulé parmi l'infini nocturne,
A demi ton, les lèvres mi-closes, une symphonie éclatante,
Qui par delà le tonnerre, pleure l'insupportable manque de mon amante.
Tend donc l'oreille et le coeur pour en sentir la puissance,
Et résonnera en toi le trouble que me provoque ton absence.
voilà. Ce sont les quelques lignes qui me sont venues depuis mon dernier post. Je vous souhaite une bonne fin de vacances, au moins aussi bonnes que les miennes.
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