Joueur de plume
A quoi bon sert de prendre la parole si ce n'est pour écrire?
Aucune injonction ne me parait plus fondamentale :
Ecrire ou se taire
Ecrire parce que c'est l'Art Absolu, le hussard définitif de la libre création. Absolu parce qu'unique et total, absolu parce qu'infini et complet.
Art Absolu parce que le seul qui recquiert de l'imagination une totale et incontournable intervention : par l'Ecriture, nous peignons le paysage sans cesse mouvant de nos destinées; nous avons le pouvoir de faire du monde notre argile, d'y sculpter nos rêves, d'y modeler nos émotions. Démiurges devenons nous quand par la simple force de notre plume et de notre invention, nous manipulons le monde pour le plier dans nos écrits à nos idéaux.
Ainsi recréons nous le monde à notre image.
Ainsi le lecteur recréera-t-il cette image à la sienne.
Car celà est aussi l'Ecriture, renouvellement et continuité, universalité et appropriation personnelle.
Ecrire, c'est l'univers qui s'adresse à chacun.
C'est donner un encrage terrestre à la mélodie du firmament; Ecrire c'est transcender l'éphémère musique et lui rendre sa liberté totale et définitive.
L'Ecrivain se fait soliste d'une symphonie scripturale, il est à la fois aux cordes, aux percussions et que sais-je d'autre?
Il est le sublime maestro.
Il est Le Joueur de plume.
ìl ne connait d'autre partition que celle des soubresauts de l'âme, d'autre solfège que l'expérience des émotions.
Il ne connait d'autre instrument que ses lettres, d'autre air que le fredonnement de son imagination.
Il fait de la cacophonie de nos vies, une mélodie, un opéra, un hymne.
Le joueur de plume, maitrîse donc cet art absolu, et flirte avec les essences.
Libre, il libère son public avec lui, et l'affranchi des entraves du réel pour redonner à son imagintion sa nature profonde: insufler la vie à toute oeuvre d'art, permettre le partage d'une vision, d'une émotion; et parce qu'elle permet la réappropriation par chacun de l'oeuvre, l'imagination stimulée par l'écrit assure la pérennité éternelle de celui-ci chez le lecteur.
Telle est enfin la visée ultime de cet Art Absolu: l'éternité.
Aucune injonction ne me parait plus fondamentale :
Ecrire ou se taire
Ecrire parce que c'est l'Art Absolu, le hussard définitif de la libre création. Absolu parce qu'unique et total, absolu parce qu'infini et complet.
Art Absolu parce que le seul qui recquiert de l'imagination une totale et incontournable intervention : par l'Ecriture, nous peignons le paysage sans cesse mouvant de nos destinées; nous avons le pouvoir de faire du monde notre argile, d'y sculpter nos rêves, d'y modeler nos émotions. Démiurges devenons nous quand par la simple force de notre plume et de notre invention, nous manipulons le monde pour le plier dans nos écrits à nos idéaux.
Ainsi recréons nous le monde à notre image.
Ainsi le lecteur recréera-t-il cette image à la sienne.
Car celà est aussi l'Ecriture, renouvellement et continuité, universalité et appropriation personnelle.
Ecrire, c'est l'univers qui s'adresse à chacun.
C'est donner un encrage terrestre à la mélodie du firmament; Ecrire c'est transcender l'éphémère musique et lui rendre sa liberté totale et définitive.
L'Ecrivain se fait soliste d'une symphonie scripturale, il est à la fois aux cordes, aux percussions et que sais-je d'autre?
Il est le sublime maestro.
Il est Le Joueur de plume.
ìl ne connait d'autre partition que celle des soubresauts de l'âme, d'autre solfège que l'expérience des émotions.
Il ne connait d'autre instrument que ses lettres, d'autre air que le fredonnement de son imagination.
Il fait de la cacophonie de nos vies, une mélodie, un opéra, un hymne.
Le joueur de plume, maitrîse donc cet art absolu, et flirte avec les essences.
Libre, il libère son public avec lui, et l'affranchi des entraves du réel pour redonner à son imagintion sa nature profonde: insufler la vie à toute oeuvre d'art, permettre le partage d'une vision, d'une émotion; et parce qu'elle permet la réappropriation par chacun de l'oeuvre, l'imagination stimulée par l'écrit assure la pérennité éternelle de celui-ci chez le lecteur.
Telle est enfin la visée ultime de cet Art Absolu: l'éternité.
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