solitudes parisiennes

Publié le par kreyoll

Je ne suis pas très seul en ce moment, mais je souhaiterais prendre part à cette farandole initiée par traces.
Je vous propose  deux textes écrits il y à quelques mois quand la foule parisienne me renvoyait à ma solitude dans cette ville d'anonymes.


Paris triste capitale.

 Et un rasta me rappelle que nos larmes sont notre seul courage

les lumières des Champs ne sont que mirage.

Paris peine capitale.

peuplée d'individus gris et sans visages,

de souterrains voraces et anthropophages.

"bienvenue dans le monde réel" me surine sans rage,

 un manteau noir qui me parle de matrice et me dévisage. 

Paris règne du capital,

et le bonheur se rêve en degrés, dans d'alcooliques nuages

et le bonheur s'écrit THC, je t'aime "j't'ai acheté", quelle est la valeur ajoutée de mon entourage?

PARIS en lettres capitales

sur dépliants touristiques, en séances photos sauvages.

carton, OCB, bonheur effrité, narre moi tes paysages.

 rap, rock, punk, techno, métro et mélodieux carnages

rive gauche, Chatelet, ratures et raclures, tournons la page.

 


 


 

 

ICi les rêves se consument dans la chaleur d'une cigarette,
Brèves bouffées d'espoir en attendant que tout s'arrête.
Une faible lueur, mesquine, éclaire de tristes rivages,
dans le brouillard parisien, se nichent d'atroces mirages.

Partitions de talents, par trop de larmes entachés.
Dans l'anonymat de l'indifférence, tant de vies hachées.
Et s'évapore l'existance dans le soupir d'un fumeur.
écriture cancérigène, les mots pour tumeur,

Tirer, et recracher une épaisse fumée noire,
l'encre de nos âmes, coule sur la volonté d'y croire.
S'échappent jeunesses, dans l'ivresse de nos phrases.
Brulées jusqu'au mégot, doucement, nos vies s'écrasent.


 

  J'ai emboîté le pas à nothing (http://soubassements.over-blog.com/article-20236553.html) c'est à votre tour de rentrer dans la Farandole.

 


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Publié dans kreyoll

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M
merci pour ces encouragements.Timothy, même si çà fait toujours plaisir d'être qualifié de génie, je n'irai pas jusque là, j'ai bien conscience que je ne suis pas le poète impécable, même si certain de mes vers restent implacables!!!
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T
C'est dingue comme ton talent m'impressionne, Kreyoll. C'est face à des génies comme toi que je perds toute ma verve, et c'est pas désagréable, ma foi.
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E
L'anonymat des villes géantes est un thème très intéressant. L'expression :"nos larmes sont notre seul courage " est particulièrement poétique et vraie, elle trouve un échos en moi.
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K
merci davoir consacré un peu de temps à ces quelques lignes.Il y a quelque chose de rassurant et d'inquiétant à la fois de savoir que l'on est pas le seul à éprouver cette solitude à Paris.Cette farandole a cela de magique que tout les solitaires se donnent la main pour cette danse. La solitude une fois partagée n'est plus tout à fait la même.Etre seuls ensemble, c'est un peu plus qu'une série d'individualités solitaires, c'est un peu reconnaître dans chacun un peu de sa solitude, un peu de soi. Et cette solitude là, celle que nous partageons dans cette farandole a quelque chose de chaleureux et de réconfortant, qui nous fait la chérir parce que l'on sait qu'elle est la source de moments de plaisirs, d'échanges qui sans elle n'existeraient pas.
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N
dans le brouillard parisien, se nichent d'atroces mirages. S'échappent jeunesses, dans l'ivresse de nos phrases. Brulées jusqu'au mégot, doucement, nos vies s'écrasent.Parisien moi-même, comment ne pas entendre tes mots et s'y reconnaître?Ton poème est superbe, autant de tristesse que de vérité.
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