venise en noir et blanc

Publié le par kreyoll


 

Au crépuscule monochrome, il promène sa nostalgie,

Bercé par les barcarolles, incantations d’une improbable magie.

Et le jour s’éclipse, et le clair obscur s’immisce,

Rêves et éveil paradoxal, vers la folie, doucement, il glisse.

Défile sa vie en mosaïque, en milliers de carreaux noirs ou blancs,

D’histoires de cœur épiques, en souvenirs brefs.

Quand d’autres s’effeuillent, la carte dans l’ombre reste celle du trèfle.

Enfers ou cieux tout ne devient qu’affaire de symétrie,

Car le sort soumet à l’argentique ses peurs et ses rêveries.

Mais silence ! Il se fixe. Déjà trop de bruits sur l’image,

Le trait n’est plus sûr, cette main qui tremble est celle du mage.

Celle d’un fou errant sur une lagune d’Adriatique

Perdu dans ses délires oxymoriques.

Au crépuscule monochrome, emmené par sa nostalgie,

Circée lui murmure ses barcarolles, incantations d’une implacable magie.

Et le jour s’éclipse, et les ténèbres s’immiscent,

Sommeil éternel, le fou s’abandonne et dans l’infini, glisse.


(LE dessin des de ma chère amie Dar, qui décline l'univers du fou dans le noir et le blanc)

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Publié dans kreyoll

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C
ptite impro sur le dessin, vu que j'ai commencé pour celui d'avant...<br /> <br /> l'embarquement pour Orion est imminent,<br /> Chuitement, sifflement, rampe de lancement.<br /> Lentement, en glissant dans un élan en avant<br /> au firmament doucement, finalement on se rend.<br /> <br /> Longtemps seul et perdu le fou rêvait des étoiles,<br /> dans sa danse il suivait les rails de la voie lactée<br /> pour jouer aux échecs avec sur les yeux un voile.<br /> Oedipe entre fou et reine, avance comme un cavalier<br /> sans monture qui zigzague dans le noir sidéral.<br /> <br /> gnorant les méandres et spirales des nébuleuses<br /> désorientées. Il dégringole des marches sans fin,<br /> batifolle avec des satellites et des planètes joueuses<br /> dont la farandole elliptique lui use vite les reins..<br /> <br />
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C
*Voilà un poème extrêmement abouti !!<br /> J'aime beaucoup; il y a une ébauche de chiasme au milieu, c'est brillant et cela répond à la symétrie évoquée en début de poème tout comme la répétition approximative de la ritournelle...<br /> Bravo mi amigo
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