Fin de partie.

Publié le par kreyoll

Il pleut de la nostalgie comme un après midi à Cherbourg,
une grisaille salée, au goût des derniers jours.
la scène a quelque chose de troublant,

un baiser de cinéma et elle pleure en Noir et Blanc.

Pas d'homme à la mer car c'est l'amer qui prend l'Homme,
dans une rengaine insensée qui a rendu son âme atone.
Le fracas du bout du monde, comme témoin de la fin,
Encore un As dans la Manche? Ou le Trêfle honnête enfin?

Plus de fuite ou d'entourloupe, le jeu s'arrête ici,
où les dieux eux mêmes s'avancent le genoux fléchi.
Résonnedans ce chaos, "il pleut, il mouille" une contine entêtente,
Aux confins de l'apocalyspe, la grenouille devient inquiétante.

L'enfance se meurt ici, il y a une fin à tout,
Sa chance s'en va aussi, le Trêfle n'est plus atout.

Le fou s'élance et fredonne une denière mélodie grise,
Sa dernière bouffonerie, quand elle, reprend sa mise.

(Je poursuis l'exploration de l'univers du Fou, avec ce poème toujours extrait des dessins de ma chère amie Dar. Le titre fait un peu piqué à Beckett, mais j'ai rien trouvé de mieux.)

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Publié dans kreyoll

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J
EXCELLENT !!
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C
moi ce dessin m'inspire d'autres lignes :<br /> <br /> Un zéphir poussiéreux joue avec les oriflammes,<br /> en lambeaux, flammèches ou déchirures d'âmes<br /> qui se lovent autour de nuques serpentines<br /> dans des dédales de rideaux et d'étoffes fines...<br /> Ici un bédouin en exil, là un cheikh volubile<br /> qui s'enfonce dans la médina de la ville...<br /> En plein carnaval des fous, au milieu des arènes,<br /> des paladins virevoltent en sifflant et entraînent<br /> derrière eux des serpents charmés par l'élan<br /> entraînant du vent s'écoulant entre leurs dents...
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C
"entêtante" prend un A<br /> Quelques trouvailles mais pas mal de facilité et une rythmique un peu bancale ^^ c'est peu être dû au genou fléchi (un seul donc on est pas stable, on claudique)
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