luxure et écriture
Il voit sa vie passer en délires nocturnes
Quand son âme en transhumance dans les prairies de Saturne
Brebie galante, folle béate, vierge volage;
Heureuse de perdre encore son scriputral pucelage,
Se pâme d'extase dans un silence de plomb
De la vigueur dorée d'un verbe si prompt.
Jaillit alors le murmure d'un soupir coupable,
De son être tout entier flatté d'un plaisir redoutable.
Aldutérine sa plume se moque du jour,
lui préfère la lune, le tamisé d'un abat-jour.
Car les ténêbres hésitantes sont propices aux fantasmes;
Parfumées de rêves quand le jour sent le miasme.
Elles enchantent ses sens à mesure qu'elles s'éffeuillent,
Plongeant son âme dans un délicieux deuil.
Alors qu'ennivré par des émotions si intenses
Se révèle en lui, un impérieux tempérament affamé de jouissance.
Ainsi chaque soir, lancé en quête de plaisir
Dans l'obscur d'une chambrée, il se met à écrire.
De ces nuits blanches se dévoile la vraie nature,
Du poête, escalve aimant de luxure et écriture.
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