à mon petit frère.

Publié le par kreyoll

Je voulais t'écrire mon frère
quelques lignes pour t'armer dans la vie,
te prévenir des faux semblants, du superflu et de l'envie.
Je voudrais te dire mon frère,
que ton adolescence est une chance,
que toi seul mène ta danse,
que ton destin t'appartient
nul ne saurait être un frein.
Je voulais te dire mon frère
qu'une famille çà se soigne,
et que ceux qui l'ont perdue, amèrement en témoigne;
que c'est par leur respect que tu brilles
et qu'ils te soutiendront si un jour tu vacilles.
Je voulais te dire mon frère
que le style ne fait pas l'homme,
et qu'hostiles sont ces fantômes,
vides de sens, apôtres du superficiel,
et qu'une âme profonde peut conquérir le ciel.
Je voulais te dire mon frère,
de biens choisir les tiens,
car tes amis d'aujourd'hui seront demain tes soutiens,
de te méfier des apparences et je te le répète encore,
que pour le métal comme les hommes tout ce qui brille n'est pas or.
Je voulais te dire mon frère,
de toujours prendre le temps de vivre,
de te saouler de ta jeunsesse, jusqu'à en être ivre.
Je voulais te dire mon frère,
qu'il n'y a pas de modèle à suivre, vis tes propres rêves,
car cette vie est une bataille qui n'accorde pas de trêves;
qu'aujourd'hui tu construis celui que tu seras de demain,
qu'il faut suivre son coeur sans s'écarter du chemin.
Je voulais te dire mon frère,
que temporel est le matériel,
et qu'il n'y a que le coeur mon frêre qui soit vraiment éternel;
que force et bravoure ne seront que pures vanités,
si par la compassion et l'amour ton coeur n'est point habité.
Je voulais te dire mon frère,
de chasser en toi l'orgueil avide de splendeur,
c'est par tes actes, plus que l'image que tu révèlera ta grandeur;
ne partage pas rumeurs et médisances car les mots peuvent blesser,
difficile de guérir de leur morsures acérées.
Je voulais te dire mon frère,
quel homme je veux voir en toi,
que demain comme aujourd'hui, je sois fier de toi.

 

(ouais bon çà fait un peu "tu seras un homme mon fils", mais je sais que vous ne m'en tiendrez pas rigueur)

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Publié dans kreyoll

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E
Qui pourrais te reprocher d'avoir lu Kipling? Surtout que ce poème n'est en rien un plagiat, et est très bien transposé. Bonne continuation, ti male.Ed
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